‹ Les temples et églises circulaires d'AngleterreChapitre 11 sur 20 · ERACLIO . DEI . GRA . SCE . RESURECTIONIS · texte numérisé non relu

ERACLIO . DEI . GRA . SCE . RESURECTIONIS

ECCLES1E . PATRIARCHA . III . IDUS . FEBRUARIt . QUI . EAM .

ANNATIM . PbTENTIB . DE . ÏÏUNTA . S .

PEN1TENTIA . LX . DIES . INDULS1T . 3

1 DooDAUEj WanDxeluhire, p. Toi. Dugdalo et tous les uitiqua

reconnaissent que le premier corps de Templiers qui vint in A . s'établit à Londres, en un en iroit apj Uolburne ou I constructions de Southampton. « Il y a environ un demi-sii frit un<; parti-,' de leur premH . en démolissant quelques vieilles

maisons. Elle était bâtie en pi' : de forme circulaire, comme

Téglise actuelle. ., — Antiq. of tkt l 1804.

cge, Xylloge of Inscriptions.

3 Cette insci îpti-" : •

'2C> LIS ltM. «LISES CIRCULAJ&Eâ D* aE.

On ii<.j }>«Mit nier L'importance de ce précieux document pour lu date de la consécration de l'église, et son érection doit ne pas avoir été de beaucoup antérieure à cet événement ; mais Dugdale nous apprend que cet édifice ne dura que soixante ans ; car, en 1210, il fut à nouveau dvdic, et, suivant une remarque de Grose, a vers le même temps, i ■ fié '. J) Malheureusement ces dates, décisives pour les événements qu'elles relatent, ne nous indiquent pas les parties de construction qui se rapportent à l'une ou à l'autre de périodes, et, le plus regrettable, c'est qu'elles sont les seules qui soient venues jusqu'à nous sur cet édifice. Aussi, pi ensemble, servent-elles plus à compliquer qu'à éclaircir l'histoire de la fondation réelle de l'église actuelle ; car, si celleci fut réédifiée à nouveau et consacrée eu 12 4-0, il est au moins très-surprenant que l'inscription originale de I I STi soit restée incrustée dans les murs, sans aucun mémento additionnel ou commémoratif de la nouvelle érection ! Britton pense, à ce sujet, et en se basant sur de semblables faits, que les principales archives du Temple furent brûlées dans les troubles suscités par Wat-Tyler et ses complices, en 1381, le règne de Richard II 2; et il considère seulement h4 mur

et scs fautes mémo, d'après Britton. BUc fut détachée avec la pierre qui la portait, en 1605, par les ouvriers qui réparaient l'église; mais un fac-similé en fut pris et gravé; il eit conservé dans l<> SpUoge <•/ 1 I

<-t aussi déni Nicroli [Hittory of LetetiUrthin, roi. m. p. 944). D rolume, ce! infatigable topographe ■ aussi rep sp de particula-

nirs relatifs im Ch< rail i Temj

1 Jntiqmt. Ul, p. 143.

* Cett<> opinion semble d'autant plus motlrée que « du U - Templiers, 1<" tréaoi dei i lit le Temple intérieur, comme celui des roii de 1 ins le Tem] I i. Le chef de cette maison l'appelai! le Maître </i/ ZVmpfc, et il fut cil lement la quarante-neuvième année du règu H n m Kncycl, Dû i. lust . . Templiers.

extérieur de l'église circulaire, avec la grande porte de l'ouest, comme ayant fait partie de la construction originale de 4 18o; mais les six faisceaux de colonnes intérieures et les arcs qu'elles reçoivent, ainsi que toute l'église droite, semblent plutôt correspondre aux types d'édifices religieux que nous a légués le règne d'Henri III \ Car, durant le règne de ce roi, les Templiers ayant vu de beaucoup s'augmenter leurs propriétés territoriales et aussi leurs immunités de toute nature, durent naturellement augmenter les dimensions de leur église, et c'est en surélevant sa partie centrale qu'ils introduisirent de nouveaux éléments d'architecture, à côté des anciens et que, pour servir en quelque sorte de transition, ils firent régner immédiatement, au-dessus des arcs en ogive, cette rangée d'arcs entrelacés que l'on peut voir à l'église du Temple de Londres (Britton, pi. il, vue intérieure).

M. Elysée Reclus a donné de ce remarquable édifice une intéressante description dont nous extrayons les passages suivants, constatant son état actuel et pouvant donner un aperçu de sa splendeur primitive :

« Ce monument se compose de deux parties communiquant l'une avec l'autre, la rotonde, de beaucoup la plus ancienne. et un vaisseau construit dans le style ordinaire des églises gothiques.

1 L'architecture de la cathédrale de Salisbury offre beaucoup d'analogie avec celle de l'église du Temple de Londres. « Cet édifice fut commencé dans les premières années du règn* de Henri III, et terminé in l'an L256 — Bentuam, Ilist. of Et//, p. 39. — L'ancienne chapelle de Notre-Dame, dans la cathédrale de Bristol, -< est un beau spécimen de la première architecture gothique qui prévalut sous le règne de Henri III; lei fenêtr* trois larges baies en lancette dans la même arca<! , iliera

détachés au-devant. » — LYS! . ' lect. of GlOUCetUrshirê , A n t i 4 . — « De semblables fenêtrei m voient aueei dans une partie <ie la cath< d'Ély, terminée en 1250. >• — Bxmtbam, Ilist. o/JE/y, p. 89. — Enfin on pourrait citer nombre d'antrei eiemplei du même ityle datant d époque.

LES TEMPLES Ll ÉGLISES CIRCl ETER&B.

j) On entre par une porte massive ouverte a l'extrémité i dentale, on descend quelques marches et on se- trouve dans la rotonde (the round). Lu coupole, éclairée par six fenêtres mânes, s'appuie sur six beaux faisceaux de colonnes eu marbre noir, ornées de chapiteaux bi gives élancées qui festonnent si gracieusement la base de la coupole, se déroule eu guirlande une galerie formée de petites arcades romanes enlacées. Un bas-côté circulaire, éclairé comme la coupole par six fenêtres romanes, entoure la colonnade de la r«»tonde; le pavé est composé de charmantes mosaïques représentant l'histoire d'Edouard-le-Confesseur, etc.; sur le pavé de la rotonde, ou voit neuf effigies de chevaliers. L'une est celle du célèbre Protecteur, comte de Pembroke, auquel II* i.ri III dut, pendant sa minorité, la conservation de troue, et qui chassa les Français d'Angleterre.

» Le vaisseau et ses deux bas-côtés, que séparent de la nef quatre piliers de marbre semblables à ceux de la rotoud prolongent à l'est de L'édifice; la nef se termine par une fenêtre ogivale îi trois compartiments, (pii déverse sur le niait reautel un Bot de lumière et de couleurs éclatantes. La VOÛte Tune richesse extrême; des arabesques 8 'eu roulent autour des nervures, et sur les pendentifs sont reproduits le lion et le cheval des Templiers, symboles de leur double caractère de moines et de chevaliers : toutes ces peintures s'entremêlent de croix, d'inscriptions Latines, et du cri de guerre !', luséan.

» Les réparations qui ont donné à l'église du Temple la splendeur qu'elle oflre aujourd'hui Bout dues aux célèbres architectes Sidney Smirke, Decimus Burton etNath '. » On voit dans l'église le monument de l'historien Gibbon

Lon '■< i ilh Un , in- 12, p B8.

II est curieui ilcr ici qu . lia, dtni ion remtrquablo

Cette description, quoique sommaire, nous dispensera de plus longs détails sur cet édifice étudié avec une certaine complaisance, mais aussi avec une grande conscience, par Brittou qui accompagne sa notice de trois planches représentant le plan, la porte (Ventre? et la vue intérieure de l'église du Temple à Londres.

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