‹ Les temples et églises circulaires d'AngleterreChapitre 8 sur 20 · DU STYLE D;- [SES · texte numérisé non relu

DU STYLE D;- [SES

Ces églises constituent certainement une classe d'anciens monuments à la fois rares el précieux à des titres div< uussi intéressent-elles vivement l'ai ;ie el l'archi

tiire. Les exemples cités plus bas avec quelques détails, serviront peut-être à affirma la foi ou à renouveler les doute icri vains qui soutiennent que Varc ogival*, une

1 1 li \ky. Hist dt tu C 1,194 — Uitt,

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1 Uintrarium curiosum, p 3 1 Ce n'eil que tous tout faute d'un ihiik | nable

fois adopté, l'emporta complètement sur l'arc plein-centre \

Les antiquaires voudront bien, à ce sujet, se souvenir que les nouvelles modes, et en général les nouveautés de toute sorte, ne sont ni instantanément ni universellement adoptées, mais que leur utilité, leur opportunité et souvent l'influence de leur inventeur sont les principales causes de leur succès. Car chaque nouvelle mode doit lutter contre les préjugés des hommes et les habitudes reçues, et les révolutions de style en architecture, pas plus que les changements en toute autre chose, ne sont à l'abri de ces obstacles. Aussi n'y a-t-il pas lieu de s'étonner de rencontrer deux formes d'arcs employées dans le même édifice 2.

Cette diversité de style au reste rendue manifeste dans les parties circulaires des églises de Northampton et du temple de Londres où l'on peut suivre le développement de l'arc ogival, d'abord simple et presque en tiers point 3 dans celle

orjive aux arcs brisés, tandis que, nombre de fois déjà et l'an dernier encore, nous avons, dans un rapport sur les Instructions du Comité des Monuments historiques, rappelé l'origine du mot ogive et obtenu de la Société libre des Beaux-Arts, Comité Central, qu'elle s'associât à l'éminent M. Qi i - CHKHAT et à d'autres archéologues et architectes de grand savoir qui d- mandent, à propos de cette dénomination, la rectification d'une erreur qui date à peine du commencement de ce siècle.

1 Nous croyons devoir donner ici la phrase même de Biutton : The pointed arch, ichen once adopted, complctely superseded the semi-circular, en renvoyant le lecteur qui désirerait un aperçu rapide BUr la mardi'' d. s différents styles d'architecture en Angleterre aux article! publiés sous la lubrique : Architecture, 1° dans Y Encyclupœdia Britann Qth édition) in-4°, London, MDCCCXLII, auteur, William Hosxihg, et 2° dans thé Engtiih Cyclopœdia, in-4°, London, 1835; auti ur, Wjli ian Wallai i l deux mémoires, publiés en anglais et enrichis de nomb rureSj sent •l'un précieux n nr l'étude et surtout pour l'histoire de l'a: t anglais.) * Britton ajoute qu'il fait ici une remarque en passant ; mais qu'il espère plus tard élucider et développe] ce sujet auquel il revient plusieurs fois dans ses œuvres.

3 L'arc dit en tiert-ffoint < it l'arc <><jn,il dont les peu gnsnt

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de Northanipton, et devenu mouluré et s'élevant directement des chapiteaux couronnant les faisceaux de colonnes dans l'église du Temple à Londres.

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On fait généralement remonter aux Juifs l'origine des églises rondes en Angleterre, et cette opinion était admi

l'Université de Cambridge, lorsque M. Basez la réfuta par les observations qu'il publia dans le premier volume de son .lrchéologie : « Leur temple à Jérusalem », observe-t-il « n'était pas de forme circulaire, le tabernacle de Moïse ne l'était pas non plus; et nous ne voyons pas (pie les Juifs modernes recherchent cette forme dans la construction de leurs synagogues. On a cependant cru que l'église ronde de Canibri celle de Northanipton, et quelques autres furent construites par les Juifs, pour leur servir de synagogues a l'époque où il leur était permis de résider dans ces villes; mais comme aucune preuve n'est fournie h l'appui de cette assertion, et une je tiens pour certain que les Juifs, domicilies à Cambri avaient leur synagogue et probablement l'ensemble de leurs habitations dans la partie de la ville appelée encore aujourd'hui la Juiveric ; on en peut raisonnablement conclure (pie les églises rondes, existant dans les autres parties du royaume, n'ont pas été bâties par les Juifs à usage de Bynagi

puisque les quartiers qui leur étaient affectés nous sont encore connus *, »

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Or, ces églises n'étant pas d'architecture antique et ne pouvant plus être attribuées aux Juifs, on désire naturellement rechercher les dates et les auteurs de leur construction. C'est pour cela que Britton rapporte quatre remarquables exemples de ces constructions en Angleterre. Véglise du Saint-Sépulcre à Cambridge , V église du Saint-Sépulcre à Northampton, l'église du Temple à Londres et une petite église à Liltle-Maplested (Essex). Tous ces édifices, ainsi que deux autres sanctuaires existant autrefois à Ternple-Bruer et à Aslackly (Lincolnshire), sont généralement attribués aux Chevaliers Templiers, à l'époque de leur plus grande prospérité en Angleterre.

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