TRIO
ENGUERRAND
Quand heureux et tout fier d'un semblable cortège
On me voyait jadis, Vieillard au front duquel l'âge semait la neige
Passer avec mes fils, Trois jeunes cav^iliers pleins d'ardeur et dévie
Et braves entre tous , Chacun me regardait sur la route suivie
Avec des yeux jaloux !
Hélas! deux de mes fils, naguère, sous l'armure
Sont morts pour le roi triomphant!...
Serrant avec crainte René dans ses bras.
Grâce pour lui, Seigneur ! Ah! je vous en conjure.
Laissez-moi mon dernier enfant !
Lui seul est aujourd'hui l'espoir de ma vieillesse. Il est tout mon amour ! 11 est tout mon effroi ! J'en veux faire un heureux! J'en pourrais faire un roi ! Ah ! ne l'arrachez pas. Seigneur, à ma tendresse !