‹ Les temps néroniens et le deuxième siècleChapitre 14 sur 133 · Dez^ts d'Alex., Lettres · texte numérisé non relu

Dez^ts d'Alex., Lettres

3. Voyez Clreton, Ilistoryof the Martyrs of Palestina (1861). Eusèbb, flist. ecclés., suppl. au liv. VIII. — B. Violet, Die Palaetinensichen Maertyrer per Eusebius von Cœsarea dans les Texte and Untersunchungen, XIV, 4 (i8g5). — ViTEAU, De Eusebii cœsariensis duplici opuscalo Ilepl TtÔY riaXaiOTiVTi fiapTupT\oàvTœv (iSgS). — La fm perdue des Martyrs (le Palestine (Compte rendu dn troisième congrès international des savants catholiques, à Bruxelles, iSgS). — Preusghew, dans Harrack, Geschichte der Altchristlichen Litteratur, t. I, 809-11. Ahalecta Bolla.^dia?ia, tome XVI, (1897), p. i'^ à 139. — Vah DEîf Ghetn, article cité, col. 3a5.

Préface ixv

tyrs, les évêques et les confesseurs de la foi qui ont combattu dans les diverses provinces, l'auteur y avait écrit en particulier tous les combats que, par la grâce du Christ leur maître, des vierges ont livré avec un courage viril, malgré leur sexe ». En plusieurs endroits de son Histoire ecclésiastique, Eusèbe renvoie à sa Collection sur les anciens martyrs qui devait contenir, entre autres pièces, les passions de saint Polycarpe, de saint Pothin, d'Apollonios et d'autres écrits du second siècle ^ La Collection d'Eusèbe a servi à établir un document hagiographique fort précieux, le martyrologe d'Asie Mineure, qui nous est parvenu dans une traduction syriaque fort abrégée, par un manuscrit daté de l'an 4i2 ^. Ce texte est dans un rapport évident ^ avec le Martyrologe hiéronymien qui appartient à l'histoire des collections par un lien moins ténu que les martyrologes tels que nous les lisons ordinairement avec leurs notices réduites à quelques mots.

A vrai dire, on ne connaît qu'un seul manuscrit martyro-

1. Eusèbe, Hlst. ecclés., IV, i5, 47; V, préface, 2 ; V, 4, 3; V, 21, 5; CoMBEFis, Jllustrium Christi martyrum triumphi (1660), p. 268.

3. Cod add. hrit. i2.i5o. — Wright dans le Journal of Sacred Littérature, t. VIII (i 865-66), p. 45 et suiv., publié de nouveau par de Rossi et DucHESNE dans leur préface au Martyrologium Hieronymianum (Acta SS. hier. (i885), p. 9 et suiv. (tirage à part). Les deux éditeurs ont publié parallèlement le syriaque et le latin, et restitué par conjecture le grec.

3. V. DE BucK, Acta SS. Octobr. t. XIÏ, p. i85. Voyez aussi du même auteur : Recherches sur les calendriers ecclésiastiques, p. 7 ; H. STEYE^soN, Studi initalia a. 1879, p. 489, 458. — De B.ossi, Bullettino di arch. crist. (1878) p. loa. Dughesne, Les sources, etc., p. 10 et suiv. — A. Harnack, Theologische Litteraturzeitung, t. XIII {1887), p. 35o. — Battifol, La littérature grecque (1897), P- ^^9 et suiv. — Egli, Martyrien und Martyrologien aeltester Zeit. et Zeitschrift f. wiss. Théologie, t. XXXIV, p. 273-93 ; enfin de Rossi et Ducheskb, ouvr. cité.

XXVI Les Martyrs

logique hiéronymien offrant des notices historiques étendues sur les martyrs * . Les indications qui accompagnent le nom du saint sont empruntées aux actes, elles font partie de la rédaction originale. Dans son état actuel, le fragment que l'on possède comprend quinze jours ; l'on y relève quatre notices historiques^. Ces brèves notices servaient sans doute de lecture ascétique dans les monastères. Elles expliquent le conseil donné par Cassiodore aux religieux, « de lire les passions des martyrs qui ont germé par toute la terre, et particulièrement, dans la lettre de saint Jérôme à Chromace et à Héliodore^ », qui ne peut être que le recueil même auquel elle sert d'introduction. Ainsi la lecture visée par Cassiodore serait celle des notices empruntés aux actes des martyrs et insérées dans ce recueil *. Peut-être aussi existait-il un livre liturgique spécial, une sorte de martyrologe-lectionnaire, au moins dans certaines églises. Adon, archevêque de Vienne (au milieu du IX^ siècle), rassembla partout où il put les atteindre les actes des martyrs dont il tirait un court résumé pour l'insérer dans la compilation martyrologique qui porte son nom. Cette pratique semble nous mettre sur la trace d'un livre liturgique composé sui-

I. Cod. Vaticanus a38 (olim Laureshamensis), VIII-IX s.; voyez Stb- TEKSON, Bull, di archeol. crist. (i88a) p. 109; de Rossi et Duchesne, Ottvr. cité, p. i-xi. — Mo:ïumenta. EccLESiiE Liturgica, préface ch. dernier où l'on rapproche le texte des notices du cod. lauresham. de la rédaction du martyrologe romain actuel.

3. De institutione divinarum Utterarum, c. xxxii. Voyez de Rossi-Du- CHKSKE, ouvr. cité, p. XI.

3. Quelques vestifjes en ont subsisté dans divers manuscrits ; cod. Vatic. Peg., 635; cod. Parisinus. Noav. acquisitions lat., n. i6o/i; cod. Vatic. Reg. bfyj; cod. Bern. 389; voy. de Rossi-Di CHEsr»E, ouvr. cité, dans la notice de ces différents manuscrits.

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