‹ Les temps néroniens et le deuxième siècleChapitre 27 sur 133 · Ctprie>-, Epist. LXXXII, Successo fratri · texte numérisé non relu

Ctprie>-, Epist. LXXXII, Successo fratri

6. Acta S. Hilarii, S 3, (Act.SS., i6 mars). Voy. Acta S. ]>festorii. S». ^26 février).

7. Digeste, XL VII, xxii, 2 ; XLVIII, iv, i, 3 ; GTPRiBif, Epist., 77, 78, 7g.

Préface xlix

qui aggravait le premier. Tous les évêques, prêtres ou diacres qui refuseraient d'abjurer sur-le-champ seront mis à mort : Episcopl et presbyteri et diacones Incontinenti animadvertantur ; les nobles et chevaliers convaincus de christianisme seront dépouillés de leur dignité et décapités, les femmes du même rang exilées, les chrétiens de la maison de César seront assimilés aux esclaves des ergastules, les plus misérables de tous. Un point qui n'est pas entièrement nouveau (on en signale des exemples au temps de Dèce), mais qui se généralise avec Valérien et se trouve énoncé dans l'édit de 288, c'est la confiscation des biens. L'édit de Gallien mit fin à la persécution. «Jusque-là, plusieurs persécutions avaient cessé de fait, sans que le droit ait été changé. On laissait vivre les chrétiens et tomber en désuétude les lois d'exception rendues contre eux, mais le christianisme demeurait une religion illicite, toujours punissable en théorie. Gallien semble avoir voulu effacer cette tache originelle. Un édit général rendit aux évêques et à leur clergé — « aux magistrats du Verbe )>, selon son expression — la liberté de leur ministère. Puis des rescrits, envoyés à plusieurs évêques, réglèrent les mesures d'exécution. On a conservé un de ces rescrits. Il est adressé à Denys d'Alexandrie et à ses collègues orientaux et les remet en possession des « lieux religieux » saisis par le fisc. D'autres rescrits lèvent le séquestre établi sur les cimetières et permettent aux évêques d'en recouvrer l'usage. L'importance de ces actes éclate à tous les yeux. Les chefs des Églises et leurs ministres, supprimés par Valérien, reçoivent de son fils une sorte d'investiture et comme un titre officiel^ ». Nous ne savons rien de la jurisprudence

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