Passio SS. Jacobi et Mariani
Lx Les Martyrs
les fidèles en l'entendant s'écrièrent : « Que l'on nous décapite tous avec notre évêque^ »
Plus haut que l'exemple, il \ avait la promesse des récompenses éternelles.
u Le prix du martyre, enseignait-on. était immense. Salomon et David l'avaient dit au nom du Seigneur, et Jésus-Christ l'avait répété lui-même^. Le ciel qui, selon quelques-uns, devait rester fermé pour tous jusqu'à la consommation des temps, s'ouvrait sur l'heure pour les saintes victimes. Les mains des Anges les portaient vers l'Orient, et devant elles s'étendait un jardin resplendissant de fleurs, ombragé de rosiers gigantesques. La chair des bienheureux, devenue immatérielle et diaphane, laissait Yoir la pureté de leurs cœurs. Une atmosphère de parfums les entourait et leur donnait la vie. A leur entrée, la troupe des Séraphins les accueillait avec des cris d'admiration et de triomphe. Puis, dans un rayonnement immense, au milieu d'une large enceinte auxmurailles faites de lumière, leur apparaissait le divin Maître, tel que saint Jean l'avait dépeint. Ses cheveux étaient blancs comme la neige et ses traits étaient ceux d'un jeune homme. Les martyrs le saluaient par un baiser, et, au toucher de sa main, leurs âmes s'emplissaient d'une allégresse inconnue.
« C'était ainsi que, dans leurs visions, les saints entrevoyaient les joies du paradis et ses splendeurs'. Lus à l'Église, comme l'Évangile même, leurs Actes publiaient