Passio Tarachi
U- Victor de Vite, Hist. persec. vandalic, lib. II, c. x.
5. HuMBERT, art. Cancer, dans le Dictionn. des Antiquités, p. 919.
Lixi Les Martyrs
des captifs * . Ou bien on parsemait de tessons aigus le sol sur lequel on couchait le chrétien enchaîné*.
Mais c'étaient là des aggravations ; le régime ordinaire semble avoir eu comme principe l'alimentation insuffisante pour les prisonniers. On espérait venir à bout, par l'exaspération de la faim et de la soif, des volontés que la torture n'entamait pas^.
Plusieurs moururent de cette privation. Un détenu écrivait: Fortunio, Yictorinus, Victor, Herennius, Credula, Herena, Donatus, Firmus, Venustus, Fructus, Julia, Martial, Ariston, usont morts en prison. Nous les suivrons bientôt, car depuis huit jours nous venons d'être remis tu cachot. x\uparavant, on nous donnait tous les cinq jours un peu de pain et de l'eau à volonté* ».
A prix d'or, les diacres, les fidèles, pouvaient parvenir jusqu'aux prisonniers. Parfois cependant, pour empêcher ces visites, que la vénalité des geôliers rendait faciles, le gouverneur scellait de son cachet les portes des prisons^. Mais le plus souvent on parvenait jusqu'aux confesseurs moyennant une somme donnée aux gardiens. Une sainte émulation poussait les fidèles à cette œuvre de charité. On apportait des vivres, quelques friandises, mais surtout on apportait l'aliment inépuisable, le corps du Christ. Parfois un prêtre, accompagné du diacre, s'aventurait jusqu'à