Acta S. Montani
k. Gtprien, Epist. III, S 2, Celcrino ; Elsèbe, Hist. ecci; viii, 8.
5. Passio S. Philippi, S 3; Acta S. Theogenis, S 7; Potiti, § i5; Fauskni et Jovita:, S i5 ; Secundi, S i4, etc. {Act. SS., 3 et i3 janv., i5 févr., a 5 mars).
Préface lxxii
célébrer le saint sacrifice dans la prison*. Saint Gyprien témoigna une sollicitude particulière à l'égard des prisonniers. Il recommandait aux visiteurs de ne pas venir en foule, afin de ne pas éveiller l'attention', et il s'ingéniait à soulager les confesseurs à l'aide de la caisse ecclésiastique dont l'un des objets essentiels était l'assistance des captifs ^.
Les gardiens poussaient quelquefois à ces visites. Saint Pionius refusa les aliments qu'on lui apportait : « Je n'ai jamais été à charge à personne, disait-il, il est bien tard pour commencer ! » Les geôliers vexés de se voir frustrés des bénéfices prélevés habituellement sur les visiteurs des chrétiens mirent au cachot Pionius et ses compagnons*.
Le séjour de ce cachot souterrain où nous voyons enfermer un évêque de Tibiuca, en Afrique ^, pouvait être aggravé par d'autres sévérités. Plusieurs textes autorisent à penser que parfois on ajoutait des poids accablants aux fers dont étaient chargés les martyrs^.
l'instruction
L'instruction se prolongeait très longtemps. Si le magistrat en référait à l'empereur, comme nous le voyons en Bithynie (112) et à Lyon (117), le délai dépendait de l'éloi-