‹ Les temps néroniens et le deuxième siècleChapitre 61 sur 133 · L INTERROGATOIRE · texte numérisé non relu

L INTERROGATOIRE

Nous possédons plusieurs interrogatoires de martyrs. Le plus ancien se rencontre dans la lettre des Églises de Vienne et de Lyon, en 177 ; nous retrouvons le même questionnaire en Asie, à la veille de la paix de l'Église, en 3x2 ^ Un troisième document, de l'an 820, se rapporte à l'affaire des traditeurs^. Divers autres textes permettent de contrôler la rigidité typique du formulaire.

L'interrogatoire débute par la constatation d'identité, même si l'inculpé est connu du juge^. Ces formalités diffèrent à peine de celles en usage de nos jours.

(( Amenez Acace », dit le magistrat.

« Il est présent », répond Yofficium.

(( Comment te nommes- tu ? » demande le juge.

Autre cause :

« Quand Proculus eut pris place sur son tribunal, il dit : Appelez la vierge Théodora. »

« L'officium dit : Théodora est présente. »

« Le juge dit : Quelle est ta condition ? »

« Théodora répondit : Je suis chrétienne. »

u Le juge dit : Es-tu libre ou esclave ? »

(( Théodora répondit : Je te l'ai déjà dit, je suis chrétienne ; la venue du Christ m'a faite libre, car, en ce monde, je suis née de parents ingénus. »

u Appelez le curator civitatis », dit le juge.

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