II. Tertull., Scorpiac, Su
iG Les Martyrs
Parfois le magistrat essaye de se servir de la connaissance superficielle qu'il a des choses du christianisme.
u Qui t'empêche de renier ton Dieu ? Paul lui-même (il confond avec Pierre) ne l'a-t-il pas renié * ? m
A Philéas : « Sacrifie donc! Moïse a sacrifié... * »
A un autre : u Obéis à l'empereur que le ciel inspire, car il est écrit dans vos livres : Cor Régis in manu Dei^. » A une femme : « Quand tu auras été violée, le Saint-Esprit que tu crois être en toi abandonnera ton corps souillé *. » A des accusés très riches : « Comment pouvez-vous servir le Christ parmi tant de trésors? Votre Maître n'a-t-il pas répété que, pour le suivre, il fallait renoncer à tous les biens ^ ? » A d'autres, chrétiens de désir, on objecte qu'ils ne seront pas mart}Ts, n'ayant pas le baptême^.
A quelques réponses inintelligibles pour eux, on entend des magistrats demander au sujet du Christ ressuscité : a Vit-il encore ~? » ; au sujet du sacrifice non sanglant du Christ dans l'Eucharistie : « On le tue donc souvent ® ? «
M. Le Blant, qui semble n'avoir voulu laisser rien de nouveau à noter après lui, ajoute d'autres traits que je ne saurais omettre, a C'était, dit-il, contre le Christ que s'aiguisaient les traits les plus acérés. Comme le philosophe que réfute Origène, les juges objectaient aux chrétiens la naissance de leur Maître enfanté par une femme. En serait-il