‹ Les temps néroniens et le deuxième siècleChapitre 74 sur 133 · Clément, Epist. I, ad Cor., § 6; Passio S. Perpetuœ, i · texte numérisé non relu

Clément, Epist. I, ad Cor., § 6; Passio S. Perpetuœ, i

4. EmÈBE, Hist. eccL, v, i ; Acta S. Adriani, 18 {Act. SS. 8 sept.).

XGYin Les Martyrs

étaient, selon le supplice auquel on les appliquait, dépouillées de leurs vêtements. Toutefois, la nudité n'était pas complète. Des textes législatifs auxquels font allusion divers auteurs à des époques diverses interdisaient aux acteurs et aux condamnés des deux sexes de se montrer en public sans une étroite ceinture. Les monuments s'accordent avec les textes pour montrer que cette règle était observée. Une pièce célèbre sur saint Ephrem, que j'ai déjà mentionnée, contient un détail qui s'accorde avec le texte des actes de saint Adrien. L'empereur ordonne que le martyr livré à la torture soit vêtu selon l'usage. Ce vêtement semble indiqué dans le texte d'Ephrem : u Les appariteurs, m'ayant alors dépouillé de mes vêtements, me couvrirent de haillons et me présentèrent ainsi devant le tribunal ^ »

La torture comportait une gradation de douleurs, la flagellation, la traction des membres sur le chevalet; les ongles de fer ne passaient pas pour tourments de premier ordre. Prudence dit que l'épreuve du feu était la plus terrible*.

Le martyr livré à l'équipe de bourreaux devenait la proie de raffinements de souffrance inouïs. L'art du bourreau avait ses spécialistes^ et ses apprentis. Ce fut l'un d'eux qui, troublé, frappa sainte Perpétue au hasard, dans les côtes; la matrone prit la pointe de l'épée et la plaça sur sa gorge, l'homme enfonçai II y avait des bourreaux illustres; l'un d'eux, en Afrique, nommé Mucapor, provoquait

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