Passio S. Perpeluœ, cap. ult
Préface icii
chez les fidèles le même dégoût qu'une bête féroce ^ Le même personnel fournissait les tortionnaires et les bourreaux chargés des exécutions capitales '. Pendant la torture, les bourreaux hurlaient autour de la victime : Tiens bien! Serre! Ferme! Enlève! Tene ! Claude! Comprime! Ahde !^ Pendant ce temps, retentissait le cri monotone du héraut rappelant le motif du châtiment. Divers récits, des textes législatifs nous rapportent quelques-uns de ces cris : Pendant qu'un faux témoin est bâtonné, le héraut crie : « Ne jure pas inconsidérément"*. »
Pour un calomniateur : « Tu as calomnié^. » Dans les Actes des martyrs, nous relevons les cris suivants : « Ne blasphème pas les dieux. « • i( Ne sois pas si sotte, approche, sacrifie aux dieux. )) (( Ne réponds pas une chose pour une autre. » w Ne méprise pas les édits impériaux. » u Ne blasphème pas les dieux et les empereurs, n u Ne blasphème pas les dieux et les déesses^. » Pendant que leur chair et leurs os étaient tordus, déchiquetés, les chrétiens semblent ne laisser échapper aucun cri de faiblesse. Ils poussent des cris vers le ciel : Christ, garde-moi ! — Garde mon âme ! — Christ, l'endurance î
— Fils de Dieu, au secours ! — Je ne serai pas confondu !
— Grâces à toi... Christ! — A moi, Christ ! "^
Les monuments et les textes concernant la torture des