Origène, Contr. Cels., 1. VIII
Préface ci
car il y a là pour eux joute réelle ; j'ai vu, en Bitliynie, un gouverneur transporté d'une joie aussi grande que s'il eût dompté quelque nation barbare ; il s'agissait d'un chrétien qui, après avoir opposé pendant deux ans une généreuse résistance, paraissait enfin avoir cédé^ »
Trop souvent, ils venaient à leurs fins. Des fidèles u mal exercés et mal entraînés » avaient faibli, cela s'était vu à Lyon^, en Afrique^, où des apostats surent réparer leur crime par une nouvelle confession.
La formule dont on se contentait était très variable. « Une malédiction proférée contre le Seigneur était, dès le temps de Trajan, de Marc-Aurèle, l'une des formes de la renonciation. On la voulait dite à haute voix afin que le peuple pût l'entendre ; d'autres fois, c'était une acclamation en l'honneur des faux dieux ou du génie du prince, une renonciation écrite, une formule sacramentelle répétée mot pour mot après celui qui la dictait. Les chrétiens vaincus par la terreur devaient venir au capitole de leur ville, la tête voilée et couronnée ; ils s'avançaient pâles et défaits au milieu d'une foule ennemie ; arrivés près des autels païens, il leur fallait sacrifier et accepter des viandes immolées, ces idolothyta dont la fumée était, enseignait-on, la nourriture des démons de l'Olympe"^. »
Ces malheureux étaient traités par les frères avec rigueur, mais avec pitié. La pénitence leur était ouverte et beaucoup voulaient suivre cette voie malgré sa rudesse.
Les Actes mentionnent assez fréquemment le fait des