‹ Les temps néroniens et le deuxième siècleChapitre 80 sur 133 · LE JUGEMENT · texte numérisé non relu

LE JUGEMENT

Le délibéré. — Rédaction et lecture de la sentence. — Considérants. — Sentence. — ■ Réponses. — Acquittements. — Renvoi de juridiction.

Le jugement était quelquefois précédé d'une délibération du juge avec son conseil. Le renvoi de saint Paul devant César n'est prononcé qu'après délibération ^ Nous retrouvons ce détail de procédure dans la condamnation de saint Cyprien, de Pionius, de Philippe d'Héraclée, et dans plusieurs pièces d'une valeur moins assurée ^.

La délibération avait lieu dans le secretarium, dont on rabattait les rideaux pour la circonstance. C'était là que s'élaborait et se rédigeait la sentence. Celle-ci devait être écrite de la main du juge, divers indices très solides permettent du moins de le conjecturer^. C'était encore au juge à en donner lecture, exception faite pour les préfets du prétoire et les illustres, qui pouvaient se faire suppléer par Vofficium : dans toute l'étendue de l'Empire les sentences étaient rendues en latin. Elles étaient transcrites sur l'heure, et la copie était versée aux archives de la province. Désormais, rien, ni personne n'en pouvait altérer le texte. La sentence rendue contre saint Cyprien, celle desmartATS Scillitains offrent ce que nous appellerions aujourd'hui les considérants, mais cette partie n'était pas

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