Act. Apost., XXV
2. Acta S. Cypriani, § i ; Passio S. Pionii, § 20; Passio S. Philippi,
3. Le Bla>t, Les Actes des Martyrs, p. m, 120; Les Perséc. et les Martyrs, ch. 20.
Préface gt.
écrite. Voici les considérants de la condamnation de saint Cyprien ; « Tu as montré longtemps un esprit sacrilège. Autour de toi tu as groupé de détestables conjurés. Tu t'es fait l'ennemi des dieux de Rome et de ses lois saintes. Les pieux et sacrés empereurs Valérien et Gallien Auguste et le très noble César Valérien n'ont pu te ramener à célébrer les rites de leur culte. Tu as donc été le fauteur de crimes abominables et le porte-enseigne des scélérats. Tu serviras d'exemple à ceux que tu as faits tes complices et tu scelleras de ton sang la discipline ^ »
Suivait la sentence, très brève d'ordinaire : Que Thascius Gyprianus soit frappé du glaive — soit mis à mort — soit livré aux bêtes — soit mis à mort par le glaive^. Elle était souvent accueillie par une formule comme celle-ci : Deo grattas.
Nous ne trouvons que de très rares sentences d'acquittement. Saint Denys d'Alexandrie raconte qu'un jeune garçon de quinze ans, nommé Dioscore, après avoir confessé dans la torture, fut renvoyé libre par le juge, qui dit : « Je veux accorder à cet enfant le temps de se repentir. » Les actes de sainte Thècle rapportent un acquittement dont on ne saurait admettre la réalité historique?.
Les actes de saint Acace nous font voir la cause renvoyée à une juridiction supérieure, celle de l'empereur : c'était Dèce en ce temps-là : celui-ci s'amusa des réponses de l'accusé et ordonna de le mettre en liberté.