‹ Les Tendances présentes de la littérature françaiseChapitre 42 sur 94 · MAURICE BEAUBOURG · texte numérisé non relu

MAURICE BEAUBOURG

Maître et inspirateur de beaucoup de jeunes, romanciers qui ne veulent ou ne savent le reconnaître pour tel, Fauteur de La R.ue Amoureuse compte aussi par ses drames L'Image, La Vie muette, Les ^Menottes, au nombre de ceux qui surent maintenir les traditions idéalistes et psychologiques de notre théâtre. Il nous adres.se la lettre suivante:

« Pour parler philosophiquement je crois « d'ailleurs que lorsqu'on a hien établi une « thèse philosophique, on devient fort désireux « par honnêteté, d'établir une thèse contraire , « il me semble que nous arrivons à un tournant « littéraire, comme il y en eut déjà fin du « xviiie et commencement du xixe siècle, où « toute littérature est en train de disparaître et « de sombrer durant la vie.

« Cela amènera sans doute, mettons dans « vingt ou trente ans d'ici, une renaissance ana- « logue à celle provoquée par Chateaubriand, « puis par Hugo, Dumas père, Lamartine, Mus- .« set, où toute vie sombrera à son tour durant

« la littérature, et qui procurera à nos neveux « et petits-neveux de nouvelles « soirées d'Her- « nani » et un nouveau « Boulevard du Crime ».

« Puis, après ce beau 1930, succédant au « 1830 de jadis, la vie et la littérature s'équili- « breront sans doute en des écoles de rendu « exact et d'analyse, d'abord balzaciennes, puis « flaubertistes ou zolistes, laissant à peu près « horizontaux les deux plateaux de la balance « où sont placées la vie de l'esprit et celle du « corps.

« La première, peut-être alors, s'insurgera « pour vivre toute seule dans sa tour d'ivoire « (nouveau symbolisme", tandis que la seconde « fondera en face d'elle des écoles d'action : « nouvel iinanimisme où la vie chantera par « toutes ses flûtes et ses cors (Wagner avait « d'ailleurs inventé l'ancien avant Jules Ro- « mains) ; nouvel impérmUs^me où de futurs « Robert Randau vanteront le retour à l'état de « nature dans de futures brousses coloniales ; « nouveau futurisme, où d'iconoclastes succes- « seurs des vieux passéistes Marinetti, tenteront « de « résurrectionner » Homère, à l'usage des « Italiens qui feront encore la guerre en Tripo- « litaine ou des bandits qui la feront, en auto. »

NICOLAS BEAUDUIN

L'œuvre déjà puissante de ce lyrique de la grande tradition attire V attention, non seulement de ses confrères mais du 'public lettré. Il donnait récemment avec Les Campagnes en Marche un roman où les qualités, du poète ne le cèdent point à la vigueur de l'observation. Il nous, écrit :

« Les Epoques littéraires précédentes furent « surtout critiques, destructives, affadies de di- « lettantisme, ouvertes aux considérations d'or- « dre purement sentimental. La nôtre — et c'est « un fait — s'avère enthousiaste, constructive, « héroïque, mais rude par nécessité et souvent, « ayons le courage de l'avouer, véritablement « barbare.

« C'est l'heure des grandes créations viriles, « des audaces joyeuses, des œuvres fortes ; c'est « l'ère aussi des affirmations fécondes.

« Dans tous les domaines, une sorte de volonté « de puissance, d'impérialisme hardi et néces- « saire se manifeste.

« Les vrais jeunes hommes de notre temps

« ne sont plus exclusivement penchés sur eux- « mêmes, dans le silence des chambres closes. « Le vacarme des foules en travail, le hennis- « sèment forcené des usines, le ronflement des « moteurs, le cliquettement de l'or aux gui- « chets des banques, les rauques abois des stea- « mers prenant le large, les cités électriques « tordues de rut, de fièvre et de passion, l'an- « goisse joyeuse de milliers d'hommes en armes « dont, le pas cadencé va réveiller encore une « fois le sol de la vieille Europe, tous ces cris, « tous ces bruits, tous ces échos divers de la « grande symphonie moderne parviennent jus- « qu'à nous, exaltent notre esprit et le mettent « dans un état d'exaltation constante.

« Si nous possédons aussi bien que nos aînés « le « sens intime », celui des révélations in- « térieures, nous voulons être toutefois, par des- « sus tout, des hommes d'action, assoiffés de « lutte, passionnément tendus vers toutes les « conquêtes, toutes les suprématies, tous les « triomphes. Nous sommes des mystiques de « la domination.

« Dans le domaine esthétique, les meilleurs « parmi les nouveaux venus sont ce que l'on « pourrait appeler des « lyriques actifs ».

« C'est pourquoi — personnellement — nous « n'avons pas reculé devant lepithète de Pa- « roxystes, ; d'abord parce qu'on nous l'imposa, :« ensuite parce qu'elle ne se présente pas sans

« quelque justesse. Et puisque l'on nous baptisa « tels, à quoi bon récriminer ! Quelque dégoût « instinctif que nous ressentions d'ailleurs pour « les étiquettes, en ce qu'elles ont toujours de « limitatif et d'arbitraire, et comme représen- « tations de l'esprit d'école, que nous réprou- « vons ; l'école n'étant toujours « qu'une posi- « tion, qu'un point de vue. »

« Chez nous aucune formule, car « dès la « formule trouvée, l'école est morte. »

« Contre les cénacles vieillots, au contraire, et « leurs pastiches de procédés, nous opposons « un art impérialiste, un art exalté et tout à la « fois simple et profond, un art créateur, libre, « inspiré, multanime, vivant ; et non un art « d'archaïsme et d'imitation servile.

« Nous ne parlons pas de théories. Nous n'en « avons pas, nous n'en voulons pas avoir. Ce « qui nous relie, c'est une façon à peu près « identique de penser et d'envisager la société « contemporaine et l'art de notre époque. Aucun « conformisme, mais une sorte de même atmos- « phère vitale, un même désir d'expansion hors « du bourgeoisisme annihilant ; un même be- « soin de tout connaître, de tout sentir, de tout « comprendre et d'aimer plus ; une même soif « d'exaltation au-dessus de nous-mêmes, à l'im- « possible, vers des lumières neuves ou retrou- « vées.

« Ce qui nous a réunis, c'est un même souci

« d'art, un idéal semblable. Dans la dispersion « présente, au-dessus des appétits et des cal- « culs, nos voix se sont croisées et harmonisées. « Comme elles possédaient le même timbre, « ayant les mêmes angoisses et les mêmes espé- « rances, elles se sont reconnues, prolongeant « ainsi sur le front des cités de fer et d'or leur « symphonie vivante et multiple, transposition « dans un plan supérieur des réalités et des « aspirations d'aujourd'hui.

« C'est qu'au lieu de fuir la vie, nous la « cherchons dans ses manifestations en appa- « rence les plus contradictoires et dans les do- « maines les plus divers. Sans dédaigner les « littératures dites anciennes, nous pensons que « les apports de l'heure présente sont d'une « réalité autrement importante ; les grands cou- « rants qui secouent le monde moderne nous « passionnent plus puissamment que l'étude des « cataclysmes du passé.

« Que l'on nous entende bien : nous ne mé- « connaissons pas la vertu de la connaissance « du passé, et toute la sagesse qu'il peut dicter ; « mais nous ne nous renfermons pas en lui, par « dégoût du présent. Notre temps est bon ou « mauvais, nous le vivons. Xous ne le dédai- « gnons pas ; s'il est plein de vilenies, il déborde « de farouche grandeur ; sa puissance épique « est formidable. Il suffit de le comprendre.

« De plus, n'est-ce pas aujourd'hui qui pré-

« pare demain ! Ce demain qui sera ce que nous « le ferons !

« Si pour l'artiste, le souci de faire vrai ne « doit pas primer celui de faire beau, nous n'en « réprouvons pas moins la doctrine de « l'art « pour l'art ».

« Ce que nous voulons, c'est imprégner l'art « de vie, lui insuffler une force nouvelle, abon- « dante et généreuse. J^n art qui s'isole en sol, « est bien proche cle la décadence et de la mort.

« Ouvrons donc les portes toutes grandes, « n'élevons pas de murailles de Chine ; et ne « déplorons pas, une fois de plus, ce que l'on « a appelé l'influence des littératures étrangères.

« Certains nous demanderont encore : Etes- « vous classiques ? Nous leur répondrons que « nous n'en savons rien, mais que, dans tous « les cas, ce n'est pas à nous à le proclamer à « l'avance. Nos arrière-neveux seuls, en pour- « ront juger, peut-être, avec quelque justesse.

« Mais nous considérons dès à présent que « le classicisme n'a jamais été rétrospectif. Un « classicisme d'imitation ne peut être qu'un faux « classicisme. Quant à la fameuse discipline « classique, elle n'est hélas de nos jours que le « plus souvent académique. Ne nous en sou- « cions donc pas.

« Barbares, alors? Nous ne le pensons pas. « Mais, à tout prendre, nous aimerions mieux .« être de jeunes hommes en marche vers ce

« qui grandit, vers un demain de plus en plus « formidable, que les décadents moutonniers et « fin de race des littératures sur le déclin. Vi- « vants, nous ne nous résignons pas à la mort, « même élégante et parfumée.

« C'est vers la vie que nous marchons, c'est « elle que nous auscultons pour en saisir toutes « les pulsations, en chanter les puissances, en « magnifier la multiplicité. Donc aucune codi- « fication : la codification en règles, la cristal- « lisation définitive est synonyme de mort. L'art « croît toujours ; il est un processus, un perpé- « tuel dynamisme. Nous ne le trouvons pas « seulement dans les bibliothèques, mais dans « tout ce qui nous entoure, dans les choses « Visibles et invisibles, dans les multitudes pal- « pitantes, ces immenses réservoirs d'énergies « joyeuses.

« Que l'art soit grand, sain et puissant selon « la vie ; que l'initiative de chacun s eploie « en un libre épanouissement de ses facultés « les plus hautes. Pour nous, à rencontre de « tant d'autres, qui ne la conçoivent que mo- « mifiée et liée de bandelettes, la poésie, née « de l'émotion est bondissement et vertige. Que « l'exaltation — qui serait, et plus souvent « qu'on ne le pense, l'état habituel de l'homme « si le conformisme et le septicisme ricaneur « ne lui faisaient prendre habituellement une « attitude artificielle et convenue — que l'exal-

« tation, dis-je, nous soulève ; hors d'elle, il « n'y a plus poésie, mais versification.

« Ne nous séparons donc pas de notre siècle, « ne lui tournons pas le dos : cherchons à « l'exalter, à le magnifier, pour en imprégner « le futur.

« Ce n'est pas que, semblables à ces pri- « maires insupportables et vides, nous suppri- « mions le passé avec des gestes farouches. « M. Ho mais nous fait toujours sourire, et sa « phraséologie creuse de sous-secrétaire d'Etat, « ne provoque jamais en nous qu'une bienfai- « santé hilarité.

« Nous savons que le poète n'est pas seule- « ment un homme d'aujourd'hui, mais de tous « les temps. Si ceux qui rejettent le présent et « l'avenir se tranchent la tête, ceux qui re- « nient le passé se coupent volontairement les « jambes. La belle affaire pour s'élancer vers « l'avenir !

« Non, pour nous, le poète est de tous les « temps : il s'apparente à ce qui a existé, existe « ou existera. C'est là une de ses plus hautes « facultés ; de même qu'il n'est pas l'homme « d'un système, d'une formule ou d'un procédé. « Le poète n'est pas un ; il est divers, multiple, « infini, protéen, changeant comme la vie, en « perpétuel mouvement comme l'onde et la « flamme. Il ne se contente pas du réel palpa- « ble, mais du réel invisible. Le monde ne se

« limite pas pour lui aux choses contingentes ; « il pense par-delà les pensées, et s'en remet « plus volontiers à son sens intime qu'à toutes « les déclarations de la philosophie officielle. « La vie n'est pas seulement ce qui est en nous, « ce que nous palpons et voyons, mais elle est « aussi dans ce que nous ne pouvons toucher, « ne voyons pas et ne tombe pas sous les sens. « Un vaste animisme se meut, dont la réalité « nous échappe ordinairement, mais que le dé- « lire lucide nous révèle, aux heures où la « vieille âme sibylline du monde se manifeste « en nous et nous porte à cet état de vis ion - « nisme ardent qui seul fait les grands poètes.

« Impérialisme esthétique, paroxysme, exal- « tation, foi, enthousiasme sont pour nous irlen- « tiques. Et nous les revendiquons en oppo- « sition à la froide ou biscornue littérature pré- « sente. Ce sont les droits de l'inspiration que « nous proclamons. Et par cela même, ne sé- « parons-nous pas en deux camps bien distincts, « l'innommable mêlée contemporaine : d'un côté « les créateurs inspirés ; ceux qui façonnent le « présent et préparent l'avenir ; de l'autre les « néo-ceci et les néo-cela, les versificateurs à « sang froid, au pouls régulier, les apôtres de « l'impuissance, du vide et de la mort.

« La littérature se révèle pour nous avec la « grandeur d'une religion, et elle donne à la « vie une valeur absolue. Nous voulons, en elle,

« retrouver ce grand courant d'illumination spi- « rituelle, si longtemps interrompu, retremper « nos espoirs dans une source de joie multa- « nime, perdre -le sentiment de notre petitesse en « participant à une vérité plus haute, sentir « notre moi individuel se grandir de l'apport « des collectivités, être cette collectivité elle- « même avec ses appétitions et sa soif insoup- « çonnée de révélation religieuse.

« Nous sortons ainsi de ce que le symbo- « lisme gardait d'un peu trop ésotérique s 'étant, « dans son ensemble, éloigné de la nation vi- •< vante et ayant « séparé l'idée de l'art de l'idée « d'une certaine fonction ou destination », pour « nous élever vers une approximation sans cesse « plus audacieuse de l'idée de vie.

« Gardons-nous bien pourtant de nier la va- « leur des apports de la génération précédente ; « n'agissons pas envers elle, à la façon de fils « ingrats, sachons reconnaître tout ce dont nous « lui sommes redevables ; ce qu'elle possède « de bon, recueillons - le avec reconnaissance, « mais pour l'agrandir, l'accroître et le faire « fructifier.

« L'évolution ainsi bellement commencée, rien « ne pourra l'empêcher de se poursuivre vers « plus d'ampleur, une plus forte emprise aussi

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« de l'esprit sur les choses, nécessitant de ce « fait un plus grand sens de la liaison « unis- « sant l'espace à l'espace et le temps au temps » ; « le poète nouveau n'étant plus, comme son « aîné immédiat, l'humble esclave de ses sen- « sations, mais en quelque sorte le maître du « monde.

« Et nous disons le maître du monde, car « si nous cherchons à le découvrir par une in- « tuitive illumination, nous le pensons aussi. « Nous pensons le monde, c'est pourquoi, forcé- « ment, nous le recréons. Nous sommes donc « lui et il est nous. Nous vivons de sa vie, et « il vit en nous, au fond de notre vision inté- « rieure, participant ainsi à notre activité « propre.

« Que l'on nous comprenne bien. Pour nous, « il n'existe rien d'extérieur à l'âme : il y a le « cosmos dont elle fait éternellement partie ; « monde homogène, lié à la conscience. La « pensée et l'action sont identiques.

« Ainsi il n'existe qu'un monde, intérieur, « pensé, voulu, que nous possédons, activons, « intensifions, exaltons incessamment, au gre « de notre 'sensibilité toujours en éveil, que nous « extériorisons et dont nous vêtons les appa- « rences — qui ne sont toujours ainsi que le « reflet de nos états psychologiques, devenus « par notre ferveur des états éminemment ly- « riques.

« Ce n'est donc pas comme pour le roman- « tique le monde extérieur vu par la rétine ni « exclusivement le monde des sensations comme « pour le symboliste, mais le monde total, non « seulement vu et senti, mais pensé, voulu, « élaboré par V esprit. Car c'est l'esprit seul, qui « nous en donne une suite d'approximations « conscientes, que nous exprimons par images « successives et accumulées.

« Nous ne sommes plus les esclaves soumis, « jouets des forces, et sous le prétexte, louable « en soi, mais impossible, de saisir la vie elle- « même, toute la vie, comme le tentèrent les « symbolistes, qui n'extrayaient pas de leurs « sensations et aperceptions « telle ou telle qua- « lité pour l'enfermer dans un concept direc- « teur ». Xous pensons que le poète doit être « un créateur de beauté, et que malgré tout « son désir de rendre la vie, le vrai ne doit pas « primer le beau. En cela nos tendances sont « classiques.

« L'art — ou bien alors il ne faut plus parler « d'art — est une élimination et un choix. C'est « aussi une exagération à propos, un groupe- « ment d'éléments de conscience, plus vrai que « la réalité elle-même, parce qu'il satisfait « mieux que toute réalité à certaines de nos « tendances. Supprimez ce choix, vous supprime mez aussi la synthèse personnelle à l'artiste.

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« Il n'y a plus alors création mais reproduc- « tion.

« En opposition donc avec le naturalisme des « parnassiens et le romantisme et le symbolisme « esclaves des sens, le poète paroxyste, lui, « s'élève au-dessus du monde de la sensation ; « il le convertit en une œuvre libre, et le do- « mine pour atteindre aux idées qu'il s,ensibi- « lise à sm gré. C'est que le pensé domine le « vécu. Il n'est pas ainsi de réalisation poétique «où la vie soit plus proche de l'art, le poète « étant alors à la fois cause objective et cause « efficiente.

« Le paroxysme, disons-nous alors, est Vob- « jectivation des états, radiants de notre âme de « poète — éminemment impressionnable et vi- « brant comme un résonnateur sous l'influence « d'excitations soit émotionnelles soit voulues, « c'est-à-dire du domaine de l'esprit. Ces états « radiants sont dûs à une présence active ; ils « tiennent le plus souvent à la persistance d'une « idée fixe en nous, dont la contemplation inten- « sifie nos émotions, porte à l'intuition pro- « phétique où dans une sorte d'extase triom- « phante le poète égale toute la vie du monde.

« Nous sommes loin, on le voit, d'envisager « la poésie comme le passe-temps des heures « oisives. Elle est pour nous un état lyrique et « inspiré ; c'est une foi, un désir passionné « d'extérioriser les manifestations du moi pro-

4t) LES TENDANCES PRÉSENTES

« fond, de les muer en acte.% et de les rendre « sensibles au moyen de rythmes adéquats, émi- « nemment expressifs.

« L'exaltation n'est-elle pas la meilleure part « de l'homme ! Alors que tant d'individus « s'amoindrissent dans les banalités coutu- « mières, nourrissons plutôt le désir d'une vie « intérieure toujours plus intense, qui nous « élève ainsi plus haut dans la réalité de l'Etre.

« Et que nous importe, si après cet exposé « d'art impérialiste, les Ponsard et les Casimir « Delavigne de notre époque, osaient nous op- « poser l'Ecole bourgeoise du bon sens. Une « fois de plus ils en seraient pour leurs frais. »

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