RACHILDE
Eomancière vigoureuse et wbtile, de Monsieur Vénus à Son Printemps, critique averti et original, trop original peut-être. Mme RacHïlde nous écrit ces lignes, :
« Presque toutes les œuvres littéraires que « je reçois ont pour principaux héros des en- « fonts ou des adolescents. D'où je conclus que « le roman actuel s'oriente du côté du redou- « table problème de l'éducation... sentimentale. « Les uns, par des cas isolés ; les autres, par « généralisations dont ils ont pris l'exemple ou « le goût dans les pensionnats anciens ou les « lycées nouveaux, nous offrent le spectacle « d'une génération d'écrivains cherchant ses « croyances, sa philosophie à tâtons dans un « crépuscule moral du plus curieux effet.
« Ne croyez pas à la vague de pudeur dont « il est si souvent parlé dans les grands quoti- « diens. Il s'agit plutôt, je pense, de vague à « l'âme (traduction libre, quand on devient im- « puissant, on songe aux petites filles). »