‹ Les tentations du jeune hommeChapitre 31 sur 76 · I. Profits possibles. — II. Une objection · texte numérisé non relu

I. Profits possibles. — II. Une objection

Les tentations sont inévitables, eh bien, tant mieux ! Non seulement il est à propos de s'y résigner, mais la loi providentielle qui nous les impose est si bonne qu'un sage l'accepte allègrement.

De détours en détours, comme il est rapporté au début de VÉconomiqae de Xénophon, Critobule est amené finement à compter, parmi ses possessions utiles, ses propres ennemis ; l'argumentation est du plus pur Socrate, subtile et déconcertante, mais l'instructive leçon que l'on peut en tirer ! Oui, Boileau a raison de rappeler à Racine « l'utilité des ennemis », et tout n'est point paradoxe dans l'enthousiasme tant dénigré de Joseph de Maistre pour la guerre, qu'il élèverait volontiers au rang de mère et de nourrice des vertus. La tentation a quelque chose de l'utilité des ennemis et de la guerre.

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