I . Ce sont les litres de trois admirables sermons
que la foi est le principe de toute la vie catholique.
En vertu même de notre constitution, c'est à l'esprit qu'est dévolu l'office de cocher de la difficile et capricieuse carriole humaine. C'est une loi très correctement induite de l'observation des faits ; au reste, elle est bonne et voulue de Dieu. La surnature ne la détruit pas, mais tout au contraire lui soumet une nouvelle et plus sublime province à régir ; entre la foi et la vie chrétienne s'établissent les mêmes relations de cause à effet qu'entre nos pensées humaines et notre conduite humaine. Et telle est l'intention précise de Jésus. Le Verbe de Dieu n'est point venu discourir, parmi les habitants de la Palestine, en académicien qui se complaît dans la curiosité de ses propos et se désintéresse de leurs conséquences. Certes, il n'a proféré que la vérité la plus pure, étant lui-même la vérité substantielle et, d'autre part, sachant que seule, tout contrepesé, la vérité engendre la vie. Mais son but, en la disant, était de sanctifier ; c'est; aux résultats qu'il regardait d'abord : a Je suis venu pour quils aient la vie, et qu'ils Valent plus abondante^. » Aussi n'est-il pas une parcelle du dogme révélé qui ne soit une racine gonflée,