I. Cf. L. Mercier, Voix de la terre et du temps, pp
aee LES TEINTATIONS DU JEUNE HOMME
ce cas, la méthode est bonne à peu près pour tous.
Néanmoins, qu'un avare fieffé ne s'expose pas trop au spectacle de l'or, sous prétexte de le mépriser, ni un homme emporté et toujours vibrant à la vue ou à l'idée de ce qui lui déplaît. Peut-être, avec le dessein de s'éteindre, s'allumeraient-ils. Quand ils seront déjà maîtres d'eux-mêmes, ils prendront, comme on dit, le taureau par les cornes, pour achever leur triomphe.
Aux forts également s'adresse cet autre conseil, souvent donné, qu'il faut courir à l'opposé de la tentation ; contraria contrariis curantar, disait le viel adage de la plus nombreuse école des médecins ; et les ascètes, par exemple M. Tronson*, l'ont repris comme une règle de thérapeutique morale. Quand le feu éclate, on court à Teau. La tentation vous invite à l'orgueil ; humiliez-vous : pas d'examen du bien ou du mal fondé de votre sentiment ; aucune discussion avec un ennemi qui est toujours un ergoteur interminable ; humiliez-vous. La paresse vous amollit et vous attire à flâner : à votre table et au travail ! Fouettez-vous de reproches contre votre inertie, « sicut pigrum animal qaod calcaribas