I. Cf. //• examen sur les Tentations
lunditur.flagelUs agitatar^ ». Je ne sais quelle disposition vous insuffle des désirs voluptueux ou de gourmandise : mortifiez-vous ; au plaisir qui naît, substituez vivement une douleur, oui, je le dis exprès, une douleur. Qu'il est beau de ne pas reculer devant une utile violence contre soi-même ! Le jeûne, ou au moins la sobriété, l'extrême modération, en particulier, dans Tusage du vin et des liqueurs, sont des aides puissantes et parfois indispensables contre les tentations de la chair; et j'irai même, à notre époque d'universel sensualisme, jusqu'à glorifier les cilices et les disciplines qui, de to il temps, ont contribué à faire les saints. Qui n'admirerait une sainte Rose de Lima, se meurtrissant les pieds pour se punir d'un mauvais projet? ou un saint François d'Assise, se plongeant dans une rivière glacée pour avoir raison d'un désir sensuel?
A des maux extraordinaires, des remèdes extraordinaires — et à des visées sublimes, des moyens héroïques. Si nous sommes des nains, sachons ne point méconnaître la grandeur des géants, ne point les ridiculiser en nous prenant comme mesure, mais plutôt admirons les : cela déjà nous élèvera et nous portera, selon nos forces, à les imiter.