‹ Les tentations du jeune hommeChapitre 62 sur 76 · I. Luc, VI · texte numérisé non relu

I. Luc, VI

deviennent présents. Nous u adorons en esprit et vérité^ ». Membres de la société visible des hommes, nous sommes en même temps citoyens d'une société invisible et pourtant réelle, et beaucoup plus magnifique. — Ne me dites point : Voilà de la mystique à l'usage des Carmélites. — Non, ce que je vous propose, c'est tout uniment de ne pas reléguer votre foi dans un coin de votre esprit et de votre vie, mais de la faire descendre dans votre cœur et dans tous vos actes. Gela n'est incompatible avec aucun état; et dans toutes les conditions, la pensée fréquente de Dieu fonde l'enviable bonheur, oii parviennent les hommes généreux qui se sont dit un jour : Je veux être un chétien complet.

Cet idéal paraît-il trop élevé? Il faudra bien qu'on accorde au moins que nul acte ne convient mieux à une créature que la prière; par elle, en effet, Dieu est reconnu pour ce qu'il est, opulent distributeur de tous les biens ; et la créature, de même, se reconnaît pour ce qu'elle est, dépendante et pauvre. Aussi le cœur de celui qui priei est-il occupé par une joie que nulle autre n'égale. Il a le sentiment de se tenir dans l'ordre et à son rang dans l'univers, et, en même temps, la très douce confiance d'être entendu par un Pèra

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