I. Marc, xiï, 4i. — Luf^, xxi
dans la sainteté, si celle-ci consiste justement à vivre la vérité révélée ? Certes l'amour est meilleur que la science, mais la science droite et sûre est la nourrice et la protectrice de l'amour. Il faut savoir pour aimer ; puis, en aimant, on saura mieux, et sachant mieux, on aimera davantage. — Enfin, pourquoi Dieu a-t-il révélé la doctrine catholique et pourquoi Fa-t-il entourée de preuves, si ce n'est pour que nous la connaissions et que nous la sachions vraie ?
Ainsi, bien comprise, cette formule : la foi du charbonnier, est édifiante. Mal entendue ou appliquée à tort, elle est l'afifirmation d'un fidéisme insoutenable, le pavillon décent de la paresse, ou un paradoxe pieux, excessif et inconsidéré. Il faut appuyer sur ce mot : inconsidéré, car il arrive que des croyants paraissent justifier l'accusation de nos adversaires, toujours très prompts à nous taxer d'animosité contre l'étude et à nous soupçonner de couvrir, par l'ignorance, l'inanité de nos raisons.
J'entends quelqu'un objecter : « // vaui mieux sentir la contrition que de savoir la définir' ». Sans doute, mais il est encore mieux et de savoir la définir et de la sentir.
« Une vieille femme est en état d'aimer Dieu