RIEUR SUBSTRATUM
Cornes amphiboliques gneissifiées, diorites.
Gneiss.
Cette succession rappelle donc entièrement celle relevée sur la bordure Nord du faisceau, jusqu’à Ferrières et l’Ardoisière Elle offre cependant quelques caractères spéciaux sur lesquels il est bon de revenir.
A la partie supérieure, dans le Viséen, au-dessus des calcaires de Néronde, nous avons constaté qu’il existe une épaisseur assez considérable de schistes et de grès, qui dénote, ainsi qu'à l'Ardoisière et à Ferrières, un séjour assez prolongé de la mer avant l’émersion définitive, marquée par les dépôts de projection des tufs microgranulitiques On se souvient que vers Régny, Montagny et Propières, les tufs sont, au contraire, très voisins des calcaires, n’en étant séparés que par des poudingues ; l'émersion définitive a suivi de plus près le dépôt des calcaires.
Le Viséen apparaît, comme partout, absolument indemne de métamorphisme ; il contient même dès sa base des poudingues à galets de roches métamorphisées. Il est transgressif sur des formations antérieures métamorphisées.
Est-ce à dire qu’il repose en discordance marquée de stratification sur ces formations antérieures ? Les anciens auteurs ont généralement soutenu cette théorie. Grüner nous montre dans une coupe passant par Montmain [10, p. 328] que les terrains cristallophylliens ont un pendage vers le N. O0. beaucoup plus marqué que les terrains carbonifères Julien s'appuie sur cette donnée pour affirmer l’absence de toute trace de Tournaisien dans la Loire. Le Verrier croit également à cette discordance de stratification ; mais il distingue des lambeaux de quartzites et de schistes silicifiés qu’il attribue au Dévonien, sous le Dinantien et en concordance avec lui, mais en discordance sur les terrains cristallophylliens. Par certaines constatations, j'aurais eu tendance à suivre l'opinion de mes prédécesseurs. La légère obliquité de la ligne d'affleurements des roches amphiboliques de Chindo à Montmain par rapport à celle du calcaire viséen de Néronde, au même point, la très brusque apparition des phénomènes de métamorphisme, au-dessous et très près de ce calcaire, auraient pu faire songer à une discordance considérable, correspondant à des plis d’un système antérieur de montagne.
H n’en est rien. Si l’on regarde, en effet, dans leur ensemble, les lignes d’affleurement des différentes formations viséennes, et d’autre part, celles des for-
mations métamorphisées, on les trouve remarquablement parallèlles, dirigées N. 500 E. ; leurs pendages se font régulièrement vers le N. O. : leurs inclinaisons sont assez variées comme il est naturel dans une région qui a subi les plissements hercyniens et où il a pu se produire des contacts anormaux par glissement ; cependant nous avons constaté à Montmain une quasi-concordance de Stratification entre les cornes feldspathisées et amphiboliques inférieures et le Viséen supérieur (fig. 35).