‹ Les terrains primaires du Morvan et de la LoireChapitre 21 sur 47 · F7 RL · texte numérisé non relu

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se rapprochant du limbe. Un léger sillon sutural divise chaque segment en deux parties inégales, l’antérieure plus grande que la postérieure. Les segments s'arrêtent nettement contre le limbe qui est plus large et forme un talus à pente douce. La doublure est finement striée

Rapports et différences. — L'espèce décrite se rapproche de Phillipsia Derbyensis Mart. ; les descriptions de Woodward et de M. D. P. OEhlert (man.) permettent de s’en convaincre. M. D. P. OEhlert distingue le Phillipsia Derbyensis décrit par de Koninck, qu'il appelle Phillipsia Konincki D. P. OEhl.; ce dernier est plus petit, sa glabelle plus conique, sa carapace granulée.

Phillipsia Derbyensis Mart. a été trouvé en Angleterre, dans l'Ouest de la France (dans le calcaire de Sablé, à Argentré, Changé, Saint-Ouen, Quenon, par M. D. P. OEhlert; à la base des schistes de Châteaulin par M. Barrois; dans la grauwacke jaune de Saint-Pierre-la-Tour par M. Lebesconte), en Belgique, en Allemagne (dans les Provinces Rhénanes et dans la haute zone des dolomies de Ratingen près Düsseldorf par le D" Fliegel), en Russie (dans le Donetz par M. Tschernyschew).

Son extension verticale dans le Viséen est grande ; il se rencontre depuis la base du calcaire de Laval jusque dans le calcaire de Sablé.

Il n’a pas encore été signalé dans le Tournaisien. Son apparition à la Forge de la Loge près Saint-Seine fait donc pressentir l'existence de niveaux très élevés dans la bande tournaisienne occidentale du Morvan.

Résumé sur les Trilobites

Nos connaissances actuelles sur les Trilobites du Dévonien et du Dinantien du Morvan et du Plateau central peuvent se résumer ainsi : on y rencontre : Parmi les Opisthoparia :

Dechenella cf. pusilla Gür.

Phaillipsia cf. subtruncatula D. P. OEhI.

FamiLLE DES PROËTIDÉS © Phillipsia Derbyensis Mart. | Phillipsia Eichwaldi Fisch.

| Brachymetopus cf. discors M'Coy (B. Duponti Jul.).

Parmi les Proparia :

Phacops cf. fecundus, Barr, mut. supradevonica. Frech.

Phacops aff. cryptophtalmus Emm.

FAMILLE DES PHACOPIDÉS

\ Au point de vue stratigraphique, ces espèces se groupent de la manière suivante :

VISÉEN Phillipsia Eichwaldi Fisch.

SOMMET DU TOURNAISIEN Phillipsia Derbyensis Mart.

196 LES TERRAINS PRIMAIRES DU MORVAN ET DE LA LOIRE Phillipsia cf. subtruncatula D. P. OEhl.

TOURNAISIEN Brachymetopus cf. discors M'Coy (B. Duponti Jul.) Dechenella cf. pusilla Gür.

FAMENNIEN Phacops aff. cryptophtalmus Emm.

FRASNIEN Phacops cf. fecundus Barr. mut. supradevonica

Frech.

Il est intéressant de constater que chacun des quatre niveaux étudiés est caractérisé par une ou deux espèces qui lui sont propres.

Seul Phillipsia Derbyensis Mart., du Tournaisien de Saint-Seine, apparaît dans un niveau qui ne lui est pas habituel ; il n’a été rencontré jusqu'alors, comme nous l’avons vu, que dans le Viséen (Angleterre, Bretagne, Allemagne, Russie). H est permis d’en conclure que les niveaux de Saint-Seine, qui contiennent d’autre part des Brachiopodes tournaisiens, représentent un Tournaisien tout à fait supérieur où apparaît une faune de mélange avec le Viséen.

AMMONOIDÉES

Goniatites et Clyménies

Le gisement fossilifère famennien que j'ai trouvé au voisinage de Bourbon- Lancy, près du Moulin-du-Roi, m'a fourni un assez grand nombre d'empreintes de Goniatites et de Clyménies [ 105, 119] sur lesquelles subsistent parfois la trace des cloisons et qui peuvent être rapprochées de genres ou même d’espèces connues. Leur état de conservation est souvent très mauvais et rend difficile toute détermination précise. Elles se rencontrent, en effet, dans des schistes psammitiques, gris verdâtres foncés, durcis et comprimés, dans lesquels la schistosité a presque disparu. Les empreintes, conservées au milieu de ces schistes difficilement clivables, sont celles des parties latérales, souvent aplaties et déformées. Les seuls éléments de détermination sont la forme latérale, l’enroulement et le recouvrement des tours, l’ouverture de l’ombilic, les ornements des joues, côtes et stries d’accroissement, et les varices et les lignes suturales des cloisons, apparaissant dans les moules internes. Les parties ventrales et dorsales, les sections transversales des tours restent le plus souvent inconnues. La position ventrale ou dorsale du siphon ne peut être fixée.

J'ai trouvé, en tout, environ cinquante empreintes, parmi lesquelles une quinzaine seulement montrent les lignes suturales des cloisons ; grâce aux conseils qu’a bien voulu me prodiguer mon maître, M. Haug, j'ai pu répartir ces fossiles dans les trois groupes suivants :

1° Parmi les Goniañtes :

a) Dans le phylum des Anarcestidées, genre Chiloceras Frech :

b) Dans le phylum des Agoniatitidées, genre Tornoceras Hyatt. et genre Meneceras, Hyatt, Holzapfel.

2° Dans les Clyménies, G. Clymenia s. str. et Oxyclymenia (avec doute) ; G. Gonioclymenia (avec certitude).

1° Goniatites : a) Anarcestidées.

G. Chiloceras Frech, 1897.

Je fais rentrer hypothétiquement dans ce genre quelques rares empreintes de Goniatites dont les tours sont à accroissement rapide et très embrassants ; le dernier tour recouvre entièrement les précédents ; l’ombilic est presque invisible ; sur la surface extérieure, il y a des stries d’accroissement presque rectilignes ; sur la surface intérieure, trois varices internes transparaissent à 120° les unes des autres ; l'absence de lignes suturales visibles rend impossible toute détermination précise ; toutefois les stries rectili-

gnes et les varices internes les rapprochent he dl réellement du genre CAiloceras. a Moser b) Agoniattidées.

G. Tornoceras, sous-genre Pseudoclymenia Frech (fig. 43 et PI. IIL, fig. 1

UR b, c). db Er Pseudoclymenia Sandbergeri Beyr. (in

Frech).

Clymenia pseudogoniatites Sand.

Î Goniatites Sandbergeri Beyr. (in Gümbel AREA Am et Kayser). C

A cette espèce paraissent correspondre d’assez nombreuses empreintes dont les caractères sont les suivants :

Loge d'habitation inférieure à 2/3 de tour ; tours élevés, à section probablement d fus ogivale chez l'adulte, avec partie externe

anguleuse, à accroissement rapide (em-

O l'E brassant sur 1/3 de la hauteur du tour) ; ombilic étroit, mais bien visible. Fig. 43. — Lignes suturales La ligne suturale de la cloison présente des cloisons.

les éléments suivants : un lobe médian a. de Re ER eee à ; ie Re Beyr. (du Moulin-du-Roi), b. Goniaexterne très faiblement indiqué (la ligne nue ee Es suturale paraît souvent traverser la partie c. de Pseudoclymenia Sundhergeri Ë ile : la première Gümb., in Drevermann, d. de Cly- Ra u menia striata Münst. in Roemer, o.

selle latérale externe porte près du lol e ARTE PAT médian la trace d’un lobe secondaire naissant. Le lobe latéral est large, peu profond, à bords descendants parallèles, avec, au fond, deux angles arrondis, celui du côté du ventre, plus aigu que celui qui regarde l’ombilic. F | La deuxième selle principale est large, aussi large que la première selle laté-

rale externe, mais plus accentuée que cette dernière, de sorte que la deuxième branche du lobe latéral monte un peu plus que la première.

Le lobe médian interne, les selles latérales et les lobes latéraux internes, me sont restés inconnus.

La surface extérieure porte des stries d’accroissement fines mais bien marquées ; ces stries sont très rapprochées ; elles forment deux ondulations sur les parties latérales, l’une, voisine de la région ventrale, plus avançante quel'autre, voisine de l'ombilic ; au ventre, ces stries dessinent une sinuosité peu profonde, correspondant à un péristome peu échancré ; une strie un peu plus forte que ses voisines se rencontre toutes les 3 ou 4 stries. Des côtes naissantes sont ébauchées vers l’ombilic.

Rapports et différences. — Par sa loge courte, la forme ogivale et embrassante de ses tours, l’espèce décrite se classe dans le phylum des Agoniatihidées. Par l'existence de deux selles latérales, elle appartient au genre Tornoceras Hyatt., tel qu’il est défini par M. Haug [88, p. 38].

Par le détail du lobe médian et la naissance d’un lobe secondaire sur la première selle latérale, il se rapproche tout à fait de Pseudoclymenia Sandbergeri Beyr. (in Frech).

Kayser, en 1873, décrit sous le nom de Goniatites S'andbergeri Beyr., une espèce d’ailleurs rare, des calcaires d’Enkeberg près Brilon (Prusse rhénane) dont la ligne suturale est très semblable à la mienne.

F. Drevermann, en 1900, signale sous le nom de Pseudoclymenia S'andbergeri Gümb., une espèce du Dévonien supérieur de Langenaubach, près Haïiger, dont les sutures sont également très voisines des miennes. Il l’identifie d’ailleurs avec Goniatites S'andbergeri Beyr., décrit par Kayser.

Il paraît certain que ces différentes empreintes sont celles d’une même espèce, Pseudoclymenia Sandbergeri Beyr. (ancien Tornoceras Sandbergeri Beyr.).

Parmi les échantillons, recueillis au Moulin-du-Roi et classés par moi dans cette espèce, certains appartiennent peut-être aux Oxyclymenia (Oxyclymenia striala Munst. in Gümbel et Roemer), la position ventrale ou dorsale du siphon et l'existence ou la non-existence d’une selle ventrale ne pouvant être vérifiées avec certitude.

D'ailleurs, Frech n’a créé en 1897, pour Tornoceras Sandbergeri Beyr., le sousgenre Pseudoclymenia, que pour faire ressortir l'extrême ressemblance de cette espèce avec les Clyménies (Oxyclymenia ornata et Oxyclymenia undulata Munst.) ; la forme de la coquille et la ligne suturale sont en effet très analogues ; la seule différence réside dans la position interne du siphon chez les Clyménies, externe chez Pseudoclymenia.

C'est, pour Frech, une forme très différenciée du groupe du Tornoceras auris Quen. ou du Tornoceras undulatum Sandb. On remarquera que la ligne suturale qu'en donne Frech, traverse la partie ventrale en restant très droite ; le lobe médian externe, correspondant au siphon, est très brusque et ne se laisse aucunement soupçonner sur la partie latérale. Ceci explique l'impossibilité dans

laquelle on se trouve de déterminer avec précision des échantillons dans lesquels la partie ventrale est généralement écrasée.

Abstraction faite de la selle ventrale, la ligne suturale de la cloison de Pseudoclymenia Sandbergeri Beyr. me paraït plus semblable à celle de Oxyclymenia striata Munst., qu’à celle de Oxyclymenia undulata Munst., à laquelle Frech la compare.

Les ornements, stries et côtes naissantes vers l’ombilic, figurés par Frech sur Pseudoclymenia Sandbergeri Beyr. (in Frech) sont bien pareils à ceux de mon espèce ; par contre, les tours sont, dans cette dernière, à accroissement un peu plus rapide ; l’'ombilic est un peu moins large.

G. Meneceras (fig. 44 et pl. IL, fig 2).

J'ai recueilli plusieurs échantillons qui paraissent rentrer dans ce genre. Les caractères des tours sont voisins de ceux de l'espèce précédente. La loge d’habitation est également inférieure à deux tiers de tour ; les tours sont très embrassants, à section elliptique; la partie externe est moins anguleuse, plus arrondie.

La ligne suturale diffère très sensiblement de la précédente. Le lobe médian externe est assez

large et plus profond ; la première selle latérale externe est divisée par un lobe secondaire ar- a TIM rondi, peu profond, plus proche du lobe latéral

que du lobe médian externe, en deux selles

secondaires dont la seconde est un peu plus

élevée et plus pointue que la première; ce lobe

secondaire atteint la moitié de la profondeur du

lobe latéral. | î !

Le lobe latéral est deux fois plus profond que b : dans Pseudoclymenia Sandbergeri Beyr., mais sensiblement plus étroit; il est à bords descendants parallèles et irrégulièrement arrondi au Ô + fond ; à l’angle situé du côté du ventre, naît un lobe secondaire étroit qui augmente encore la profondeur du lobe latéral ; l'angle qui regarde l’om- rales des cloisons de Mebilic est obtusément arrondi. HSE UGS FD: (schistes fa-

La deuxième selle principale est large et ne menniens du Moulin-dudépasse pas le niveau de la première selle. Roi).

Les caractères, qui distinguent nettement la NT one Te ligne suturale de cette espèce de celle de la pré- nr ne ne RE AU cédente, sont en résumé : plus différenciée, 0. ombilic,

10 Subdivision de la première selle en deux v. ventre. selles secondaires par un lobe accentué ;

20 Lobe latéral plus étroit, plus profond, prolongé au fond et du côté du ventre par un petit lobe secondaire en pointe mousse.

30 Deuxième selle, ne dépassant pas le niveau de la première.

Rapports et différences. — La description que M. Haug donne du genre Mene-

Fig. 44. — Lignes sutu-

ceras [88, p. 21], d’après Holzapfel, permet d'établir de nombreux points communs, mais aussi quelques différences, entre mes échantillons et ce genre.

L’enroulement des tours paraît très semblable. La première selle latérale externe est également divisée par un lobe arrondi qui se développe graduellement, dans le cours de l’évolution individuelle, en deux selles secondaires inéga les dont la seconde est plus élevée ; la deuxième selle principale est également large.

Par contre, le lobe latéral est aigu dans Meneceras, alors que, dans mes empreintes, le lobe secondaire, naissant au fond du lobe latéral, forme une pointe mousse et non pas aiguë.

Aucune des quatre espèces de Meneceras de la zone supérieure du Dévonien moyen ne rappelle l'espèce décrite ici ; Meneceras acutolaterale, que Frech place dans la zone à Clyménies, n’y ressemble pas entièrement non plus.

D'autre part, il ne faut pas songer à en faire une forme de passage au genre Sporadoceras qui est longidôme et appartient au phylum des Anarcestidées ; les deux selles secondaires, formées sur la première selle latérale externe, ne sont pas égales et le lobe qui les sépare n’est ni très profond, ni très aigu.

C'est du Pseudoclymenia, précédemment décrit, que ce Meneceras probable paraît se rapprocher ; le lobe secondaire, né sur la première selle latérale de ce Meneceras, se trouve déjà ébauché sur Pseudoclymenia ; une légère dissymétrie au fond du lobe latéral de ce dernier genre, vers la partie ventrale, est un premier indice de la pointe mousse, développée sur ce Meneceras, qui apparaît comme une forme plus différenciée du même phylum des Agoniatitidées (fig .44).

Les empreintes, jusqu'alors recueillies, sont insuffisantes pour être mieux déterminées et pour justifier la création d’une espèce nouvelle.

La plupart des formes précédemment décrites ne dépassent pas 4 à 6 cm. de diamètre ; seuie une empreinte dont le dernier tour est très embrassant, l'ombilic étant tout à fait réduit, avec quelques côtes faiblement indiquées vers ce dernier, atteint 14 cm. Les lignes suturales des cloisons sont invisibles. Il s’agit plutôt là d'une Goniatite de grande taille que d'un Nautile comme je avais cru primitivement [119].

20 Clyménies.

Clymenia s. str.(fig. 45, a).

Quelques rares débris d'empreintes m’ont présenté des cloisons incomplètes dont les parties conservées pourraient être rapprochées des cloisons de certaines Clymenia s str. (Clymenia intracosta, Fresh).

Oxyclymenia cf. striata Gümb. — J'ai déjà signalé plus haut que certaines empreintes, classées dans les Pseudoclymenia, pouvaient être rattachées, avec plus de vraisemblance, aux Oryclymenia et en particulier à Oxyclymenia striata Gümb.; la ligne suturale paraît y former, en effet, une selle médiane externe, nettement accusée, et correspondre à une position dorsale du siphon. Une variété de cette espèce, trouvée dans le gouvernement d’Orenbourg, en Russie, C/ymenia Barbarae Loew. Lessing, se rapproche beaucoup, comme enroulement et lignes suturales, de mes empreintes.

. Néanmoins, l'existence de cette espèce ne peut être affirmée ici avec certitude.

G. Gonioclymenia-Gonioclymenia sp., intermédiaire entre Gonioclymenia pessoides L. v. Bush, et Gon. plana Münst., in Fresch (fig. 45, d. et PI. IL, fig. 3).

Quelques rares empreintes que j'avais primitivement rangées dans le genre Gephyroceras [105], se classent avec plus de vraisemblance dans le genre Gonioclymenia.

Les tours sont contigus, à peine embrassants, à section elliptique, aplatie, probablement assez anguleuse au ventre, à accroissement médiocrement rapide, à ombilic assez large.

La ligne suturale des cloisons forme un lobe médian externe, très peu profond. Le premier lobe latéral (principal) est profond, mais non anguleux au fond; le l Se | deuxième lobe latéral (adventif) est moins cn EDEN ! profond que le précédent, mais plus profond ; que le lobe médian externe ; il est arrondi au fond. Des deux selles latérales, la première

est plus haute et plus arrondie que la seconde, 4 qui est plus étroite et assez brusquement anguleuse vers l’ombilic. D:

L’ornementation consiste en fines stries d’accroissement en forme de faux peu accentuée, dénotant une échancrure prononcée du péristome et rejoignant le bord ventral sous un angle très aigu; des côtes naissantes se dessinent sur le dernier tour avec une légère tendance à la formation de tubercules vers la partie ventrale.

(@œ) Re os

+ : (o) z Rapports et différences. — Par les caractères de la ligne suturale, cette espèce se rapproche Fig. 45, — Lignes suturales de Gonioclymenia pessoides L. v. Bush (lobe des cloisons. médian externe peu prononcée; première à 4e Glymenia s. str. (incomplète), selle latérale un peu plus développée que la b. de Gonioclymenia sp, interdeuxième); par ses dimensions réduites et la Médiaire entre Gon. pessoëdes L. v. ; Bush et Gon. plana Münst., c. de forme probable de la section transversale, Günioclymenta cf. pland Miünst, plus étroite vers le ventre que vers l'ombilic, (incomplète), o. ombilic, v. ven- Ê - tre.

elle se rapproche de Gonioclymenia plana Münst.

Toute détermination précise est, ici encore, impossible, étant donné le mauvais état de conservation des empreintes. La forme de la cloison sur les faces latérales, l'ouverture de l’ombilic rappellent les Gephyroceratiulées ; mais vers la partie ventrale, la ligne suturale dessine l’amorce d'une selle médiane, non d'un lobe médian, caractère propre aux Clyménies.

Goniochymenia cf. plana Münst, in Frech (fig. 45 c et PI. IE, fig. 4). Une

seule empreinte à ombilic large, à accroissement lent, montre une ligne suturale possédant un lobe latéral principal très aigu, une deuxième selle latérale subdivisée par un lobe adventif aigu, moins profond que le lobe latéral principal ; le reste de la ligne suturale est malheureusement inconnu. Ces éléments sont néanmoins suffisants pour pouvoir être rapportés au genre Gomoclymenia.

Gonioclymenia cf. speciosa Münst (PI. ILE, fig. 5).

Enfin, un échantillon présente des tours très peu embrassants, à accroissement lent, à ombilic large, à côtes nettes et largement espacées, caractères se rapprochant de ceux du genre Gonioclymenia ; la ligne suturale est restée inconnue ; la section transversale des tours, plus arrondie que dans Gon. plana Münst. se rapproche de celle de Gonioclymenia speciosa Münst. (ën Frech).

Niveau stratigraphique des Goniatites et Clyménies précédemment décrites. — On voit, par les descriptions qui Brécèdent, que l’attribution précise à des espèces connues des échantillons, recueillis au Moulindu-Roi, est, la plupart du temps, impossible, par suite de linsuffisance des empreintes conservées. Cependant, le doute sur leur niveau stratigraphique n’est pas permis ; elles appartiennent au Famennien. L'incertitude ne subsite en effet qu'entre espèces de ce niveau. Pseudoclymenia Sandergeri Beyr. qui est de beaucoup la plus abondante dans ce gisement, ne pourrait être confondue qu'avec Oxyclymenia striata Gümb. ; or ces deux espèces sont famenniennes. Le Meneceras trouvé est une espèce très différenciée du phylum des Agonialiiidées et ne peut appartenir qu'au Dévonien supérieur.

Quant aux Clyménies (Clymenia s. str. et Goniociymenia variées), elles sont uniquement famenniennes. On sait en effet que le niveau à Clyménies caractérise le Dévonien le plus élevé ; il se rencontre en Allemagne, dans l’Oural, dans les Alpes Carniques. En France, il est signalé à Cabrières, tandis qu’un niveau famennien à Goniatites affleure à Rostellec. Il existe en Grande-Bretagne (S. Devon-Petherwyn) et en Amérique, dans le Montana. Enfin il a été récemment découvert dans le Sahara aigérien.

Dans les Provinces Rhénanes, le Kellerwald eten Westphalie, grâce au travaux de Denckmann, de Kayser et aux siens, M. Frech a établi la succession suivante dans le Famennien :

a) Une zone inférieure, constituée par les calcaires à Clyménies, contenant Pseudoclymenia (Tornoceras) Sandbergeri Beyr., des Chiloceras, Oxyclymenia striata Münst.

&) Une zone supérieure, à Gonioclyménies et à grandes espèces de Goniatites différenciées, qui ne contient plus Pseudoclymenia Sandbergeri Beyr. ; des couches de calcaire plus ou moins noduleux, y alternent avec des schistes à Cypridines et des grès.

Les espèces trouvées aux environs de Bourbon-Lancy appartiendraient à la fois à ces deux niveaux. L'espèce la plus abondante y est, en effet, Pseudoclymenia Sandbergeri Beyr. (de la zone inférieure: Enkeberg) ; elle n’a pas été signalée ailleurs en France. Des espèces du g. Gonioclymenia qui y existent en moindre

dE à vs

abondance sont caractéristiques du niveau supérieur d'Allemagne ; Gonioclymenia plana Münst. se trouve à Cabrières.

En résumé, deux observations paraissent caractériser le niveau à Clyménies de Bourbon-Lancy : l'absence du faciès calcaire qui accompagne généralement ailleurs les Clyménies ; la coexistence dans les mêmes bancs d'espèces caractérisant deux niveaux, distincts en Allemagne.

Ilest probable que les schistes à Cypridines, à Goniatites et à Clyménies du Moulin-du-Roi sont d’un niveau élevé du Famennien ; des signes d'évolution avancée se remarquent en effet dans les fossiles de ce gisement.

Les Gonioclyménies sont des Clyménies très évoluées ; le Meneceras sp. trouvé, paraît une forme évoluée du Pseudoclymenia (Tornoceras) Sandbergeri Beyr. ; enfin, il y existe des Goniatites de grande taille.

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