y 133 V ne 7 AIX pnos
Germanare potassique
= Rang A7 te Su is 2 — 01,331 CRAN LINE | magnésien
4 Subrang Le méga- Total. 97.4 | dE 0.7 IV Hessose U = 0,9 I calcique An 0/0 66
Gette diorite est une Hessose, roche granito-dioritique, méso-potassique, magnésienne, méga -calcique. I] faut tout de suite remarquer que cette diorite d’Anost reste une roche, virtuellement riche en silice (le paramètre & est égal à 4) et assez riche en potasse (r — 0,7) ; on conçoit qu’en ajoutant de la chaux et de la magnésie au granite de Luzy on puisse arriver à la composition magmatique de semblables diorites.
Porphyrites amphiboliques. — L'apparition, toujours au milieu des terrains métamorphisés de contact, dans des cornes feldspathisées ou amphiboliques, au voisinage du granite, souvent en relation avec les diorites franches, de lambeaux elliptiques de porphyrites amphiboliques, allongés parallèlement aux plis, permet, à priori, de mettre en doute l’origine uniquement filonienne ou d’épanchement de ces roches et de rattacher leur genèse, en partie, aux phénomènes de métamorphisme. L'observation en plaques minces confirme cette hypothèse. C’est aux environs de Cressy-sur-Somme que se rencontrent les pointements les plus importants et les meilleurs exemples de cette roche (affleurements entre les kil. 13 et 14, sur la route de Luzy à Bourbon-Lancy).
Elle comporte deux temps apparents de cristallisation :
Au premier temps : zircon en fins cristaux ; quelques grands cristaux de hornblende verte, quelquefois maclés avec des cristaux d’augite, verts pâles suivant 2! ; grands cristaux agrégés de feldspaths tricliniques zonés, contenant des inclusions d’amphibole et souvent brisés. La détermination de ces feldspaths a donné les résultats suivants (par les sections dans la zone de symétrie de la macle de l’albite).
Moyenne An. 0/0 Pôle Lam. 1 30
4er ex. 54 80 Lam. 2 25 Jam. 1 39
DENexe
78 65 (cœur) | Lam. 2 28
Lam. 1 51
2e Ex. » 52 65 (périphérie) Denis 29
Dans ce deuxième exemple, les deux points trouvés sur l'épure, pour le cœur et la périphérie, correspondent bien au même pôle (65) ; c'est là une vérification de l'exactitude des chiffres trouvés. Les pagioclases ainsi déterminés varient donc entre les labradors et la bytownite acide.
De nombreuses déterminations de feldspaths zonés, faites dans des plaques différentes, ont donné des résultats compris entre les extrêmes précédents (52 à 18 0/0 d’An ).
Au deuxième temps : hornblende en microlithes très abondants (s’éteignant au voisinage de 0° ; maximum vers 15°) ; feldspath microlithique assez peu abondant, maclé seulement suivant la loi de l’albite ; la méthode statistique, appliquée aux microlithes maclés, donne des chitfres voisins de 200, allant de 450 à 240, ce qui correspond à l’andésine basique |102, I, p. 31].
Les produits secondaires, chlorite, zoïzite, épidote, sphène sont abondants.
En admettant que les minéraux décrits ont tous pris naissance dans l’ordre précédent, cette roche s’appellerait une porphyrite andésitique, amphibolique, à labrador ; ce serait une roche éruptive filonienne ou d’épanchement. Mais l'observation d'un grand nombre de plaques met en lumière certains faits qui infirment cette hypothèse. Dans le premier temps supposé, on discerne des groupements de grands cristaux automorphes, agrégés, comprenant des plages de feldspaths non brisés, en voie de formation, groupements qui rappellent la diorite franche, ou plutôt la microdiorite dans le sens que nous avons attribué au microgranite par rapport au granite Ce serait donc des apophyses presque immédiates des masses de diorites, nées par action endomorphe; ce mécanisme rappellerait de bien près les laccolithes secondaires des auteurs américains et leurs apophyses ; il a le grand avantage d'expliquer les agrégats de première consolidation, si abondants dans ces roches à deux temps, et leur association fréquente avec les cornes vertes.
Dans le deuxième temps, les microlithes de feldspath s’effacent souvent en lumière polarisée, n'étant plus visibles qu’en lumière naturelle ; ils sont épigénisés en calcédoïne ; en même temps apparaît une poussière de mica brun polysynthétique qui rappelle celui des schistes micacés ; l’'amphibole microlithique, hornblende ou actinote, s'oriente comme dans les cornes amphiboliques. C’est au métamorphisme de contact du granite qu'il faut donc rapporter la naissance tant des agrégats dioritiques, que du mica polysynthétique et de l’amphibole secondaire.
Ainsi s'est formée la porphyrite amphibolique ou microdiorite de Cressy-sur- Somme. De telles porphyrites, passant à la diorite, affleurent en de nombreux points : à l'Ouest de Cortot, elles ne contiennent au premier temps que des grands cristaux d’amphibole ouralitisée, pas de feldspath ; certains échantillons, cueillis sous les Cortots, sont formés par une brèche éruptive avec débris de porphyrites à labrador et amphibole développée ; dans la descente de Pont-
Mathieu aux Pierrots, les noyaux dioritiques dans ces porphyrites sont abondants ; sous la ferme du Creux, au N. O. de Cressy, des blocs de porphyrites amphiboliques dioritisées contiennent des géodes, garnies de chlorites et d’épidote ; en face du passage à niveau d'Arcy, sous le village des Berthelots, c’est encore le type microdiorite ; au sommet 358 sur « Chez Gonneau », la porphyrite amphibolique est surchargée de mica de granite ; de même sous Bousset et au château de Rivière. Au sommet du Petit-Beuvray, les microlithes feldspathiques paraissent pincés dans de l’amphibole secondaire.
Certains types sont à amphibole plus rare et contiennent plus de mica. Sous les Mirandeaux, la roche passe à une microkersantite andésitique à amphibole. Au premier temps, les grands cristaux de feldspath sont rares, l'amphibole également ; il y a des grilles de fer titané. Au deuxième temps qui est plutôt microgrenu que microlithique, il y a du feldspath et du mica ; du quartz secondaire remplit certains vides, Le procédé Becke, appliqué à un fin cristal feldspathique, accolé à une petite plage de quartz qui l’englobe et s'éteint simultanément, montre qu'il s’agit d’un oligoclase-andésine.
Quelques porphyrites à amphibole (andési-labradorite augitique ou amphibolique, à amphibole et parfois à anorthite) complètent cette série. L’une d’elle affleure dans une butte à l’Est de Chanaud au milieu des schistes tournaisiens. L'examen pétrographique donne :
Premier temps : pyroxène incolore ouralitisé en amphibole verte, grands cristaux de labrador-bytownite (69 à 78 0/0 d’An.).
Deuxième temps: microlithes très abondants d’oligoclase-andésine, contenant 39 à 48 0/0.d’An., microlithes d’augite.
Chlorite et sphène secondaires.
Une autre porphyrite, également filonienne, se rencontre sur le chemin du Château de Veau, à 100 m. de la route de Luzy ; elle est d’un type analogue, amphibolique au lieu d’être augitique.
Une analyse de la porphyrite amphibolique typique de Cressy-sur-Somme, due à M. Pisani, est donnée dans la colonne XX (p. 224). Le calcul des paramè-
tres donne les résultats suivants :
Porphyrite amphibolique de Cressy-sur-Somme.— XX.
Calcul M. L. Paramètres américains Paramètres magmatiques ue Or . 6.6 Classe ET Ken K 1 Ab 37.3| xe/—19.8 Il posalane [?— 2-6 Ill syénitique | K : An 217" C 8 Ordre Te méga- Ssal 57 F. 15.5] y!—=34 V Germanare|" = 022 Il sodique N. 2.2 re - 2 ; Ran LES magnésien- Sal. . 77.7] 2= 26 11 dde PS AT Perrique. |-M 1] per 19 L ) - Subrang 3 méso-calc. ax 31 Do Recon oser PS IDE MONET escale An 0/0 46
C’est une Andose ; roche à fumerolle syénitique, méga-sodique, à scorie magnésienne-ferrique, méso près méga-calcique.
Le triangle de la roche rappelle le type dioritique ; il se rapproche de celui de l'Esterellite.
On trouvera dans le même tableau (p. 224) l'analyse de la porphyrite de Cha
naud {n° X VII) :
Porphyrite amphibolique de Chanaud. — XVIII
à me ; RENE Triangles
Calcul M. L, Paramètres américains Paramètres magmatiques 10e
On 9.5 2 js : à Ab. 27.9 9 asse — granito-
An. 27.3[* QU EE Dosalane Der "= dioritique À 3
He 64.7 a Ordre Cr méso- Ssal 62 EE 9.8 rt En Austrare [© —0.4#8 III sodique
5 Loyre Rang EE magnésien-| F 36
Sal. . 74.5) 22.3 I ronglase [Ÿ —1 I férrique M 19
; rs Subrang ee méso- 9
Total. 98.5 r— 0.48 IV Tonalose U—1.2 I calcique Sx $2
An 0/0 49
C'est une l'onalose, roche à fumerolle granito-dioritique, méso-sodique, à scorie magnésienne-ferrique et méso-calcique.
La formation de ces porphyrites amphiboliques n’est pas particulière au Morvan. J'en ai trouvé de semblables dans le Beaujolais, au milieu des diorites franches ; près de Ferrières (dans l'Allier), vers Mâtichard, les schistes micacés et les cornes feldspathisées du Dévonien supérieur sont traversés par des porphyrites amphiboliques identiques à celles de Cressy. M. Michel-Lévy en a d’ailleurs signalé de nombreux exemples sur les bords orientaux de l’ellipse granitique de Fleury.
Métamorphisme exomorphe du granite.
Les roches de contact du Morvan m'ont présenté quelques types nouveaux, tout au moins en France : tels sont notamment les poudingues de la base du Tournaisien dans lesquels le métamorphisme a été jusqu’à effacer progressivement les galets roulés qu'ils contiennent ; tels sont aussi les quartzites à amphibole, anciens grès à ciment calcaire, qui apparaissent çà et là sur la bordure du granite de Luzy. Mais il faut reconnaître que la plupart des terrains sédimentaires touchés ne m'ont fourni que les types déjà connus : schistes et quartzites feldspathisés, transformés en gneiss et en leptynites ; schistes et quartzites micacés, ces derniers d'un type très spécial, riches en mica blanc et confondus jadis avec des greisens ; enfin schistes maclifères, cornes vertes,
pyroxéniques, amphiboliques, épidotifères, calcaires à mica blanc et à grenat. J’ai trouvé, en outre, mais seulement à Saint-Léon, de beaux schistes à chloritoïdes, en tout semblables à ceux de Bretagne ou de Belgique.
1 n’est pas nécessaire de revenir sur la description détaillée de ceux de ces types, maintenant bien connus, qui ne se distinguent pas des types déjà décrits par mes devanciers. J’insisterai seulement sur les roches nouvelles dans la région et encore peu connues, en suivant l’ordre des formations modifiées, calcaires et marnes, schistes, grès et quartzites, poudingues.
Calcaïres à minéraux. Cornes vertes. — A côté des diorites et microdiorites, manifestations des phénomènes d’endomorphisme du granite, digérant des couches calcaires, se rencontrent fréquemment, dans le Morvan, des cornes amphiboliques et pyroxéniques, accompagnées de calcaires à minéraux dont la production est due aux phénomènes d’exomorphisme du granite au voisinage de ces mêmes couches.
L'action métamorphisante exomorphe du granite sur les couches calcaires ou calcifères se manifeste de façons variées, suivant les conditions de température plus ou moins élevée qui l’ont accompagnée, suivant la teneur en carbonate de chaux, en silice et en alumine des couches métamorphisées, enfin suivant l'abondance des apports de fumerolles alcalines dues au voisinage du granite. Elle se borne parfois à une simple recristallisation du carbonate de chaux en larges cristaux de calcite, à une simple marmorisation ; tel est le cas pour le marbre du Mont-Jonc près Létra, dans le Rhône, les calcaires des Mirandeaux près de Chalmoux en Saône-et-Loire, ceux de Fontête, de Champ-Robert et du Puits. Tous ces exemples se rapportent à des calcaires vraisemblablement frasniens.
Mais à ce phénomène banal de simple recristallisation du calcaire que la circulation seule des eaux souterraines réalise fréquemment, vient en général s'ajouter celui de la naissance de minéraux nouveaux. Le mica blanc (muscovite) apparaît en fines paillettes dans le marbre blanc du Mont-Jonc ; il est dû aux apports de fumerolles alcalines. Le grenat prend naissance dans certains bancs du calcaire des Mirandeaux
Mais, ce que ce gisement présente de plus intéressant, c’est l'association du calcaire à minéraux à de véritables bancs de cornes vertes pyroxéniques, avec grains de quartz. Le même phénomène de passage se montre à l'Ouest de la traînée calcaire du Mont-Jonc près Tarare : de très belles cornes amphiboliques
s’y associent.
Les cornes vertes proprement dites sont très abondantes dans le Morvan ; aux environs de Cressy-sur-Somme notamment, j'ai recueilli toutes les variétés connues ; amphiboliques, pyroxéniques, grenatifères, épidotifères, feldspathisées, par superposition avec grands cristaux d’orthose du granite et par juxtaposition. Dans une corne feldspathisée légèrement amphibolique, à 1 km. du moulin de Mont-Petit vers Cressy, j'ai découvert au microscope des sections de tiges d’encrines, en lumière naturelle. Il convient de faire ressortir l'intérêt de la conser-
vation. de traces d'organismes dans des roches déjà très métamorphisées, où
l'amphibole naissante englobe des grains de quartz, où l’orthose et l’albite du granite sont nés par superposition. Le mica noir des schistes micacés existe par paquets dans cette roche curieuse qui contient aussi de l’apatite et du rutile.
Les mêmes variétés se retrouvent fréquemment dans l’anticlinal n° If. Il en montre au Grand-Bos, au Sud de Cressy, avec sphène, amphibole et beaux feldspaths ; au château de la Garde, au Nord de Cressy, au château de Rivière, enfin aux environs de la Roche-Millay, au contact immédiat du granite ; le sphène est abondant dans ce dernier gisement.
Je signalerai encore les gisements de Reboul et du Rouet, au Nord du Mont- Beuvray, le premier consistant en une corne amphibolique et feldspathisée, présentant de magnifiques exemples de types par superposition du granite, avec grands cristaux d’orthose, postérieurs à tous les autres éléments cristallisés. Sur la prolongation de cet anticlinal n° II, au delà du bassin d’Autun, nous avons vu, à l'Est d’Epinac, apparaître sous les tufs microgranulitiques du Viséen et orthophyriques du Tournaisien, un calcaire que nous avons considéré comme dévonien. Sous ce calcaire apparaissent des cornes pyroxéniques.
L’anticlinal n° V nous a présenté plusieurs exemples de cornes, se mariant avec les diorites et diabases ; elles sont citées dans les descriptions locales. Je n’ajouterai ici que l'indication des gisements de Montjoux, dans lesquels j'ai recueilli des cornes pyroxéniques, amphiboliques et grenatifères.
Jusqu'à présent tous ces gisements me paraissent appartenir au Frasnien ou tout au plus au Famennien. Dans le faisceau synclinal de la Loire, les grandes masses de cornes vertes, de diorites et de diabases de Beaujeu, de Matour, du Mont-Pellerat, etc... se rapportent, sans doute possible, aux mêmes terrains, certainement sous le Viséen et même sous les témoins épars de Tournaisien méta morphique.
Cependant quelques cornes pyroxéniques etamphiboliques paraissent monter jusque dans le Tournaisien (Saint-Clément).
Schistes. — La plupart des schistes appartiennent dans le Morvan aux époques famennienne et tournaisienne. Quand ils ne sont pas influencés par le granite, leur étude pétrographique est ingrate, à cause de la finesse des éléments qui les composent ; on peut dire que la grande majorité d’entre eux est constituée par des schistes sériciteux avec grains fins de quartz et lamelles enchevétrées de séricite, généralement d'assez grande taille et très luisantes dans les schistes famenniens.
Quand ils passent à des grès plus ou moins arkosiens et bréchiformes (série violette, Haut-d’Avrée), leurs éléments clastiques sont empruntés aux albitophyres et aux orthophyres dont nous aborderons plus loin l'étude.
À ce point de vue, les schistes viséens qui, à Ménessaire, s'associent aux gisements d’anthracite sont instructifs et font contraste avec les précédents ; ce sont de vraies arkoses dans lesquelles les grains de feldspath paraissent réellement empruntés à des éléments granitiques.
Les grès à grains très fins de quartz et à ciment ferrugineux et sériciteux, anciennement désignés, par exemple à Saint-Seine, sous le nom de grauwac-
kes, ne montrent au microscope que les éléments ci-dessus cités, associés à un peu de chlorite. Si ces roches ont contenu de la calcite sous une forme quelconque, il est bien singulier qu'elle n'ait pas laissé de trace durable ; étant donné surtout que ces roches n’ont aucun des caractères des limons délavés de surface et en général des terrains de décalcification. Il faut donc retenir la grande abondance des schistes sériciteux parmi les roches dans lesquelles vont se développer les variétés métamorphiques suivantes
Schistes micacés et maclifères. — Celles qui dominent sont les schistes micacés dans lesquels le mica noir de seconde consolidation, en lamelles finement enchevêtrées, sert de ciment aux autres éléments et notamment aux grains de quartz, souvent très nourris. Cependant, parfois, ces derniers englobent à leur périphérie de fines petites lamelles de biotite, montrant ainsi que le mica noir et le quartz secondaire naissent simultanément. Ces phénomènes de métamorphisme sont devenus banals ; je n'insisterai ici que sur le mica noir naissant des schistes fossilifères tournaisiens de la tranchée de Recoulon, durcis et transformés en cornes noires par le métamorphisme du granite.
Aux schistes micacés s'associent des schistes micacés et maclifères, dans lesquels l’andalousite constitue souvent des cristaux bien formés, mais plus souvent encore des noyaux chiastolitiques, c'est-à-dire chargés de matière charbonneuse, ou même des taches naissantes, à peine biréfringentes ; comme le silicate d’alumine métamorphique est toujours associé à des grains de quartz, il est facile d'utiliser le procédé Becke et de constater que la chiastolite est plus réfringente, alors que l’orthose est moins réfringent.
Je n’ai pas remarqué que les nombreux gisements de schistes maclifères occupent une position systématique par rapport aux schistes micacés et à la bordure de granite ; J'en connais de beaux exemples au voisinage immédiat du granite, notamment au pont de Cressy-sur-Somme, au pont du moulin de Mont- Petit, en montant à la Roche-Millay (grande route au N. 0.), dans la carrière sous le château de la Marche, dans la carrière du Plot ; à plus grande distance du granite, je peux citer less chistes sous le point 380, sur la vieille route de Luzy à Avrée, ceux de la ferme de Recoulon, en bas du chemin d’Arcy (champs de la Vigne), enfin ceux des Berthelots.
Schistes feldspathisés. — Les schistes feldspathisés, soit par superposition, soit par juxtaposition [38], sont aussi très abondants en maints points des formations métamorphiques du Morvan.
Les environs de Cressy-sur-Somme et de la Roche-Millay en présentent de magnifiques échantillons. En général, ils se montrent à proximité immédiate du granite. Cependant, quelques exceptions apparentes peuvent être citées, notamment près du point 384 vers Chauvetière et à l'intersection de la grande route de Luzy, avec le petit chemin descendant vers le passage à niveau d’Arcy. Seulement, divers indices prouvent qu’en profondeur, le granite est très voisin de ces derniers points. La comparaison des anticlinaux Il et V nous à fourni, à ce point de vue, toutes les confirmations désirables.
Schistes à chloritoïdes. — J'ai recueilli dans la butte du Moulin-à-vent de Saint-
Léon, sous les quartzites, des schistes gris, fins, à beaux chloritoïdes. Ils rentrent dans la catégorie des schistes légèrement micacés et chargés de grands cristaux d’andalousite. J'y ai trouvé en outre du zircon, de la tourmaline, de l’apatite et du fer oxydulé. Le chloritoïde est en petits cristaux losangiques de 1 à 2 mm. m [110] # [140] p [011] ; macle polysynthétique suivant p ; structure en sablier ;
ny jaune verdâtre très pâle,
fm bleu indigo,
np vertolive.
2 V voisins de 45° (un peu plus grand que pour la muscovite).
Quartzites métamorphisés. — On sait que les quartzites subissent un métamorphisme beaucoup moins caractéristique, en général, que les schistes ; le plus souvent les grains de quartz se nourrissent de quartz nouveau, se pénètrent et se juxtaposent, affectant des cassures d’apparence variable suivant la nature du ciment. M. Cayeux a fait des observations très intéressantes à ce point de vue dans les grès tertiaires.
Quartzites micacées.— Cependant, on connaît toutes les variétés métamorphiques de quartzites correspondant à celles des schistes ; les quartzites micacés comportent un développement clairsemé de lamelles de biotite (descente de Cussy-en-Morvan, carrière à l'Est de Le Plot, flottement des bois de Luzy). Très souvent, dans le Morvan, le contact des quartzites avec le granite semble avoir provoqué la formation de granulite abondante et cette roche injecte dans le quartzite un ciment de mica blanc; tel est le cas aux environs du Revairay, de Chiseuil, au château de Rivière, à Saint Léon, etc.
Quartzites feldspathisés. — Les quartzites feldspathisés sont également très abondants au voisinage immédiat du granite. Le type par superposition y domine. Quand les filons de granulite y deviennent abondants, il faut ajouter la tendance au développement de micropegmatite (entre Fly et l'étang, à la carrière du Plot).
Quartzites amphiboliques. — Quelques quartzites, probablement à ciment calcaire, montrent l’amphibole, d'ailleurs peu abondante, moulant leurs grains de quartz en mouchetures éparses. Tels sont les gisements de quartzites amphiboliques de Fletty et pyroxéniques avec sphène sous L des bois de Luzy (E-M.). Ces premiers types, très voisins du granite, sont aussi très feldspathisés. Je les considère comme tournaisiens ; d'autant plus que les autres exemples de quartzites amphiboliques que j'ai à citer (Moulin de Mâchefer, Petit-Beuvray) sont intimement associés aux poudingues de même âge, dans lesquels je vais avoir également à signaler le développement des cristaux d’amphibole.
Plus loin du granite, à l’entrée du bois de la Croix-Charles, près le château du Ponay, j'ai à signaler également un quartzite amphibolique, avec feldspath développé par superposition, qui est, lui aussi, associé à des poudingues tournaisiens. C'est encore le cas à Saint-Clément près Tarare.
Poudinques. — Les poudingues que l’on rencontre dans le Morvan sont ceux
de la base du Tournaisien; les éléments qui les composent, lorsqu'ils ne sont pas métamorphisés, sont uniquement empruntés aux niveaux immédiatement inférieurs : grès et quartzites tournaisiens de base, schistes silicifiés, famenniens ou tournaisiens, calcaires frasniens, orthophyres et albitophyres. Leur couleur est souvent foncée (vert noirâtre), en partie dûe à de la matière charbonneuse. Les galets, de beaucoup les plus abondants, sont les galets de quartzites à cassure lustrée et de quartz souvent à extinction roulante (carrière de Conneuf, près Ternant, etc.) ; j'ai trouvé assez fréquemment des galets d’albitophyres (poudingues au Nord de Bourbon-Lancy) et d'orthophyres (sous la mairie d’Avrée, descente à l'Est de Savigny-Poil-Fol, tranchée de Recoulon, etc.). Je signalerai en outre la présence, en assez grande quantité, de galets de lydiennes noires qui ont montré au microscope des sections de tiges d'encrines presque effacées par la silicification (carrières de Conneuf). Certains galets, d’ailleurs fort rares, de roches blaviéritisées sont difficiles à rattacher aux formations précédentes ; mais je les rattache plutôt aux orthophyres qu’à des affleurements de granite ancien parce que le quartz y est toujours rare. La pâte, dans laquelle sont englobés les galets, est composée de débris fins qui ont même provenance que ces derniers : grains de quartz, débris schisteux et charbonneux, quelquefois débris d’orthose et d’albite, unis par un ciment siliceux ou calcaire.
Le fait notoire, qui caractérise ces poudingues, est l’absence d'éléments granitiques qui est une première preuve de leur antériorité au granite ; ils ne contiennent, en effet, qu'une faible proportion de débris feldspathiques dans la pâte et je n'ai trouvé aucun galet de granite. Les rares éléments feldspathiques qu’ils contiennent proviennent des roches albitophyriques, famenniennes et orthophyriques, tournaisiennes. La comparaison avec les poudingues et arkoses du Stéphanien ou du Permien (bassin d’Autun) est convaincante à ce sujet ; ces derniers, qui sont postérieurs au granite, contiennent en effet une abondance extrême de débris feldspathiques, de galets de granite et de microgranulite. Le même contraste peut s’observer dans les poudingues viséens de la Loire (Col de Polossy, Montagny), dans lesquels les galets de granite, bien reconnaissables, ne sont pas rares. M. Michel-Lévy les a signalés dès 1889 (feuille de Bourg).
Poudingues mélamorphisés. — Les poudingues tournaisiens du Morvan et de la Loire présentent trois sortes principales de métamorphisme, suivant leur composition et la proximité du granite.
Poudingues micacés et maclifères. — J'ÿ ai distingué, en effet, des poudingues dont la pâte est micacée et maclifère et dont les galets ont subi également un métamorphisme analogue mais moins caractérisé. Au point 341, au-dessus des maisons de Bois-de-Luzy, la pâte de ces poudingues est très micacée et tachetée de chiastolite ; elle est de nature schisteuse. Les galets de quartzite ont leur quartz nourri, surtout sur les bords: ils passent parfois à du quartzite micacé ; car le mica noir naît au cœur même des galets ; les galets d'orthophyre contiennent, à l’occasion, du mica polysynthétique ; chose intéressante, le mica admet de petits cristaux de zircon autour desquels se développent les auréoles
polychroïques bien connues. Mêmes beaux échantillons de pâte de poudingues micacée à l'entrée du bois de la Croix-Charles (E. du château de Ponay) ; à Ferrières (Allier), les poudingues micacés alternent avec les poudingues amphiboliques dont je parlerai plus loin.
Poudinques micacés et feldspathisés. — La feldspathisation intervient dans les pâtes de poudingues tournaisiens à proximité du granite, tout comme dans les schistes micacés.
Nous citerons comme beaux exemples de poudingues feldspathisés par le granite, ceux qu'on peut recueillir à l'étang du château de Veau, en haut du petit chemin de Recoulon (chemin à l'Est) à la croisée de la route de Luzy ; dans la carrière du Moulin-Neuf et dans celle à l'Est du Plot, sur la de «la Garde » (E.-M.) (chemin d’Arcy). Ici les galets ne se détachent plus de leur gangue et il faut une certaine attention pour les distinguer. On y trouve le type de granitisation par superposition avec grands orthoses naissants et micropegmatite, surtout dans la pâte. La naissance des feldspaths ne s'arrête pas à la pète ; elle envahit souvent les galets eux-mêmes. Dans les galets d'orthophyre, Je quartz épigénique forme des sortes d'éponges poecilitiques, simulant des porphyres à quartz globulaire. Au château de Veau, tous ces phénomènes sont encore compliqués par un passage de dynamométamorphisme intense qui a brisé les grand cristaux d’orthose. Des petits filonnets feldspathiques traversent souvent tout l’ensemble, pâte et galets; ils contribuent à effacer les limites de ces derniers (sous la de la Garde). La carrière du Moulin-Neuf peut être citée comme une carrière de poudingues à galets semi-fondus, dontil est parfois difficile de saisir les contours (galets d’orthophyre et d’albitophyre).
Poudinques amphiboliques. — Dans le Morvan, le plus souvent, c’est la pâte du poudingue qui témoigne seule d’une certaine teneur en calcite; l’amphibole, sous forme de cristaux ouralitisés et de fibres d’actinote, s'associe exclusivement dans cette pâte à des grains de quartz plus ou moins nourris ; elle constitue donc une sorte de corne amphibolique; les galets, généralement de quartzite, n’admettent que des grains d’épidote. Dans la descente du Petit Beuvray à Montmoret, on voit la très curieuse action du milieu sur les produits du métamorphisme quand on suit une des petites fentes microscopiques qui traversent galets et ciments (fig. 48) : dans la pâte qui simule une corne amphibolique, le petit filonnet est rempli d’actinote; au passage des galets de quartzite, les grains de quartz sont grossis et nourris et contiennent quelques nids d’épidote.
Dans une carrière ouverte sur la grande route de Saint-Léger-sous-Beuvray, après le col du Reboul, au Nord du Beuvray, les phénomènes sont identiques.
Plus au Sud, dans la vallée de l’Alène, le poudingue sous « chez Gonneau » contient, en plus de l’amphibole, des grains de sphène
C’est dans le faisceau synclinal de la Loire que nous connaissons les plus beaux exemples de poudingues métamorphisés amphiboliques. Dans une carrière ouverte à 500 m. à l'Ouest de Saint-Clément sur la route de Valsonne, au milieu de quartzites feldspathisés, apparaissent des poudingues dans lesquels on distingue encore des galets de quartzite fin, de calcaire, d’orthophyre ; ces poudingues
sont très difficiles à reconnaitre, à cause de l'effacement plus où moins complet des galets. On en trouve cependant de magnifiques échantillons quand l’exploitation atteint quelques parties bien conservées. Le ciment est, comme dans le Morvan, exclusivement composé de quartz et d’amphibole. Les galets de PTS
quartzite sont les mieux conservés ; de ANSE SR PASS fines veinules, remplies d’amphibole, de quartz, de calcite et d’épidote, les traversent et viennent se fondre dans la pâte; quant aux galets de calcite, ils sont le plus souvent méconnaissables ; P’amphibole les envahit etleurs contours disparaissent partiellement. Les galets d’orthophyre ne sont bien visibles qu’en lumière naturelle; les microlithes de feldspath y sont, en effet, transformés en calcédoine ; mais leurs contours restent très nettement délimités en lumière naturelle (fig. 49). A l'Est du hameau de Létra, apparaissent des poudingues am-
phiboliques aussi beaux que les précé- Montrant des fibres d’actinote (a) à sa traversée de la pâte schisteuse, des cris-
dents. : taux d’épidote (e) à sa traversée des A la sortie de Ferrières (route de la galets de quartzites,
Guillermie, rive gauche du Sichon), les
poudingues contiennent des galets de quartzite fin, à peu près respectés, et des galets de schistes tachetés ; la pâte gréseuse se montre remplie d’amphibole, en particulier d’actinote ; par place, le mica noir s'associe à l’amphibole de dernière consolidation.
Fig. 48. — Filonnet microscopique dans un poudingue métamorphisé, amphibolique (descente du’ Petit- Beuvray à Montmoret), en plaque mince (gross. 20 diam.).
Fig. 49. — Poudingue métamorphisé amphibolique (carrière de Saint-Clément, près Tarare, Rhône), en plaque mince (gross. 20 diam.).
La pâte (p) est quartziteuse, avec fins cristaux d’amphibole orientés (a). Les galets de quartzite (q) ne présentent d’amphibole que dans les cassures. Un galet de calcaire très déformé (c) montre l’amphibole développée en plages, en son milieu,
Les phénomènes métamorphiques, subis par les poudingues du Morvan et de la Loire, avaient échappé à mes prédécesseurs. Îls me paraissent avoir une grande importance théorique, étant donné le rôle que jouent ces poudingues dans la stratigraphie générale du pays. C’est une démonstration de plus de la postériorité du granite au Tournaisien. Car si l’on peut contester l’âge de quelquesuns de ces poudingues, il n’est pas douteux que le plus grand nombre d’entre
eux ne soit tournaisien. À ce point de vue, on remarquera aussi l'importance que prend la présence de galets d’albitophyre et d'orthophyre authentiques dans ces poudingues métamorphiques.
2° Roches d’épanchement et de projection.
A partir du sommet du Famennien apparaît une série de roches éruptives qui jouent un rôle important au point de vue tectonique. Les épisodes précurseurs ont commencé par des coulées d’albitophyres souvent vacuolaires, interstratifiées dans les schistes famenniens à Clyménies et dont nous avons trouvé fréquemment des galets roulés dans les premiers poudingues dinantiens. Ces albitophyres, d’un type pétrographique nettement caractérisé, se montrent accompagnés de tufs assez abondants et bien distincts, même à l’œil nu, des tufs microgranulitiques.
Puis viennent des éruptions d’orthophyres qui reposent sur les grès fossilifères du Tournaisien. Ces orthophyres alternent avec des lits de poudingues contenant des galets de leur propre substance En tous cas ils passent pétrographiquement à des types de microgranulite basique, dépourvus de quartz bipyramidé de première consolidation. Ils sont inférieurs aux tufs microgranulitiques francs.
L'étude que nous avons déjà faite, tant au point de vue stratigraphique qu’à celui du métamorphisme des poudingues tournaisiens, nous a montré que plusieurs de ces poudingues, contenant des galets d’albitophyres et d’orthophyres, sont métamorphisés par le granite. On peut en conclure, en stricte logique, qu'albitophyres et orthophyres sont antérieurs à la montée du granite de Luzy ; mais il y a lieu de faire tout de suite une séparation entre les albitophyres famenniens et les orthophyres tournaisiens. La composition chimique de ces derniers les rapprochent du granite et des autres roches postérieures, tournaisienues, tandis que les albitophyres famenniens sont d'un type chimique aberrant, beaucoup plus riche en soude.
Albüophyres famenniens. Brèches ei lufs albitophyriques. — Les deux plus belles carrières de cette roche, intéressante entre toutes, sont celles du Moulin-du- Roi (rive droite et rive gauche) et celle qui a été ouverte au-dessous du Signal de Mont, sur le versant S.S.0., à 300 m. environ au N. E. du point 360 m. (E. M.).
Dans ces deux gisements, le premier temps comprend des cristaux d’orthose, de microperthite et surtout d’albite très abondante. La roche du Mont contient encore quelques rares cristaux de hornblende brune, d’un brun pâle.
Le deuxième temps, nettement microlithique, est constitué sous le Mont par de fins microlithes d’albite, au Moulin-du-Roi par des microlithes de même nature, mais beaucoup plus gros. L'étude des mâcles (albite, Carlsbad) ne laisse aucun doute sur la nature de cet albite. Tout au plus quelques-uns de ces microlithes
tournent-ils vers l’oligoclase-albite avec extinction maximum à 10° dans la zône de symétrie.
Comme minéraux secondaires on peut citer le quartz, l’épidote et la zoïzite, la calcite, la chlorite (pennine et rhypidolite), le rutile, la pyrite, etc.
De très belles variétés de la même roche apparaissent au Nord de Charmes, dans le vallon du Vezon; elles contiennent des vacuoles nombreuses, souvent d'assez grande taille et garnies de remplissages divers (pennine, calcite). Toutes ces roches sont en coulées interstratifiées dans les schistes les plus élevés du Famennien.
Je dois à M. Pisani l’analyse de deux roches du Moulin-du-Roi et de « En Mont » (Voir p.224, n° XXII et XXIV). L'application de la méthode américaine et de celle des paramètres magmatiques donne les résultats suivants :
Albitophyre du Moulin-du-Roi. — XXIV.
Calcul M. L. Paramètres américains Paramètres magmatiques rise Or 025.8 ne. Classe RE : syéni- K 1 An aol 20H piiiane | 25 MT Eoue N 8 An. . 19.3 Ordre " perso- e g Te LR V Germanare |" — 0.17 I dique Ssal 60 N . . 4,1 R Ni : el F 37 ET ES ang es magnésien
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Albitophyre du Moulin-du-Roi (suppression du carbonate de chaux). — XXIV.
Calcul M. L. Paramètres américains Paramètres magmatiques has
: Classe = syéni- K 1