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De même, au cours d'un ictère par rétention, correctement traité par la vitamine K, la chute du taux de prothrombine indique l'apparition, | puis l'aggravation, de l'atteinte cellulaire. C'est d'ailleurs pourquoi l'hypoprothrombinémie est la règle dans les cirrhoses cholostatiques, où
l'insuffisance hépatique s'associe progressivement à la rétention biliaire,
Dans les hépatites sans ictère, l'hypoprothrombinémie est beau-
coup plus rare.
Elle est exceptionnelle dans les stéatoses hépatiques, avelle qu'en soit leur cause : éthylisne, toxicose du nourrisson, insuffisance
autritionnelle,
Elle ne se rencontre ni dans la syphilis hépatique, ni dans les
hépatites mélitococciques.
Dans les cirrhoses décompensées, l'hypoprothrombinémie se retrouve moins rarement, mais elle est exceptionnellement massive. On trouve, le plus souvent, une hypoprothrombinémie modérée, entre 50 % et 20 %, et cela
dans 18 P des cas de cirrhoses,
Enfin, dans les affections vésiculaires (lithiase ou cholecystite), à condition qu'elles ne s'accompagnent pas d'ictères, on ne trouve pas de
modifications appréciables du taux de prothrombine.
Dans tous les cas, lorsque l'hypoprothrombinémie existe, elle garde la valeur pronostique que nous lui avons attribué plus haut dans les hépatites ictérigènes : un taux de prothrombine qui va s'abaissant au cours d'une cirrhose identifie une forme grave, évolutive, de pronostic
sévère.
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Dans les hémorragies des hépatiques, la chute du taux de prothrombine
- dont le rôle dans la coagulation est bien établi - peut être responsable de ces hémorragies. En effet celles-ci ne se constatent guère que chez des malades dont le taux de prothrombine est tombé au-dessous de 20
Ces hémorragies, si particulières, sont très nettement améliorées par des petites transfusions de sang conservé, si l'anémie est importante, ou de plasma, si le chiffre globulaire n'est diminué que dans de
faibles proportions.
La place de l'hypoprothrombinémie dans la pathogénie des hémor-
ragies des hépatiques est de l'ordre de 19 % des cas,
Pour les autres cas, la cause des hémorragies doit être recher-
chée :
dans l'hypertension portale et les varices digestives des ar-
rhotiques ;
dans la thrombocytopénie
dans l'hypofibrinogénie.
I1 faut donc, en présence d'une hémorragie chez un hépatique, pratiquer un examen hématologique portant sur tous les temps de la coagulation, aussi bien qu'un examen clinique serré, s'efforçant de préciser
l'existence d'une hypertension portale.
Parmi les autres causes, plus rares et moins évidentes. de l'hypoprothrombinémie, il faut retenir certaines maladies infectieuses telles que la fièvre £yphoïde accompagnée d'insuffisance hépatique : la sprue ; la maladie coeliaque, où l'influence de l'absorption intestinale joue un rôle certain.
On peut l'observer aussi dans certaines affections intestinales : diarrhées chroniques, recto-colites hémorragiques, et certaines fistules
gastro-jé junales prolongées.
Le Re
Chez le nouveau-né, l'hypoprothrombinémie est nomale à la naissance : 60 % le premier jour, 30 à 40 % du 3ème au 6ème jour. Vers le dixième jour on observe le retour à la normale : 100 B, coïncidant, et c'est sans doute l'explication, avec la reprise du poids qui s'observe ce même
jour.
Chez l'enfant, le taux de prothrombine baisse dans l'hypothrepsie, le syndrôme toxique, et dans tous les états de dénutrition graves, sans
doute à cause de la stéatose hépatique qui accompagne taute dénutrition.
Chez la femme enceinte, VARANGOT observe un abaissenent du taux à 75 P, mais d'autres auteurs le trouvent voisin de la nomale. Il serait
même : selon VON KAULLA, augmenté au moment de l'accouchement.
Chez le vieillard, enfin, la prothrombine tend à s'abaisser spontanément et progressivement, variant entre 80 % et 50 % en dehors de
toute manifestation pathologique.
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