‹ Les Tests HepatiquesChapitre 13 sur 17 · DUR · texte numérisé non relu

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La pression onkotique des Protéines .-

À la pression hydrostatique que nous venons d'étudier, qui tend à forcer la perméabilité capillaire, s'oppose la pression onkotique des protéines du plasma, qui tend à retenir l'eau dans les vaisseaux, et qui a été plus spécialement étudiée par STARLING. La sérine joue ii le rôle essentiel, car ses molécules, plus etites, ont une pression osmotique trois ou quatre fois, plus grande que celle des globulines, chez le sujet

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À plus forte raison si la pression hydrostatique s'élève, ce qui semble être le cas pour les cirrhotiques, Chez eux, selon BUTT, la pression osmotique du plasma serait réduite de moitié. Et c'est environ à ce taux que, selon les auteurs américains, apparaitraient l'ascite et

les ogdèmes.

La diminution de la pression colloïdale osmotique du plasma est liée, chez les cirrhotiques, à l'abaissement du taux des albumines sériques. Les globulines, au contraire, sont un peu élevées. Le rapport sérine-globuline

est ainsi, au total, abaissé et même inversé,

Les études électrophorétiques ont démontré que la constitution des globulines n'a en l'espèce qu'un intérêt secondaire, et que c'est bien l'abaissement de la sérinémie qui provoque l'abaissenment de la pression

colloïdale du plasma.

Les données cliniques recueillies sur les rapports entre le taux de la sérinéuie et la formation ou la réduction de l'ascite et des oedèmes sont contradictoires. Si bien que cette hyposérinémie, si elle est incon-

testable, ne suffit pas à expliquer tous les troubles complexes qui sur-

viennent ans les mouvements de l'eau et du sel chez les cirrhotiques

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Principe antidiurétique et rétention hydrosodée .—

Au cours de ces dernières années, trois notions nouvelles ou

reprises ont apporté quelques précisions au problème des cirrhoses :

L'oligurie des cirrhotiques, comxt#depuis très longtemps, a été précisée dans son mécanisme. On a constaté que les urines des cirrhotiques ont des propriétés antidiurétiques, ainsi que le liquide d'esoite. Ce principe antidiurétique serait, selon Mr GILBERT DREYFUS, doué d'un grand pou-

voir de diffusion.

Il existe une très iuportante rétention de cilorure de sodium dans les tissus des cirrhotiques (LEMIERRE & LEVESQUE). Si l'on donne du sel en quantité importante à ces malades, on voit augmenter leur poids, croitre leurs oedènes et leur ascite,. Inverseuent ces épanchements regres-

sent si leur régime ne dépasse pas 1 gr.50 de sel par jour.

La liaison entre ces trois phénomènes !: oligurie, pouvoir antidiurétique des humeurs et des urines, rétention sodique, est encore mal connue, mais on suppose que le processus initial est dans la rétention de l'eau et non du sel, et que l'ion Na exsude parce qu'une partie de l'eau en excès a été déversée hors du système circulatoire. Cette rétention inttiale de l'eau serait liée à une inactivation par le foie de l'hormone antidiurétique, d'ailleurs prouvée au laboratoire par incubation en présence de tissus hépatiques. $i l'on injecte un extrait posthypophysaire à un animal sain, on n'en récupère qu'une partie dans les urines. L'élimination par les urines est au contraire beaucoup plus importante s'il s'agit d'ani-

maux partiellement hépatectom és.

En résumé, cette rétention joue un rôle essentiel dans la patho-

génie des oedèmes et de l'ascite chez les cirrhotiques.

Enfin, parmi les autres facteurs, il faut retenir l'augmentation

de la perméabilité capillaire.

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