LE TAUX DE LA PROTHROMBINE
La mesure du taux de la prothrombine, mise au point par QUICK, et de complément souvent indiqué des tests précédents dans les cas nombreux
où il y a lieu d'étudier la coagulation sanguine.
Elle permet, en particulier, de suivre le traitement des phlébites par le dicoumarol et ses dérivés. Mais à côté de cette indication principale, elle trouve sa place en pathologie hépatique du fait du rôle du foie dans la
synthèse de la prothrombine.
Ceci exige le rappel de quelques notions sur la physiologie de la
coagulation.
Le sang circulant ne coagule pas, car les substances qui déclancheront la coagulation se trouvent dans le plasma sous une forme inactive : fibrinogène (forme inactive de la fibrine) ; prothrombine (fome inactive de la thrombine) ; thromboplastine plasmatique, et thrombokinase plaquet-
taire, l'une et l'autre inactives.
La coagulation est le fruit de trois réactions successives, qui
se produisent en chaîne :
Dans un premier temps, la thromboplastine plasmatique devient active sous l'influence de la thrombokinase libérée par les plaquettes. Cette thromboplastine - en présence du calcium - agit sur la prothrombine pour la transformer en thrombine. Au cours de cette réaction, interviennent de nombreux facteurs accélérateurs (convertine-accélérine), ou inhibiteurs
(héparine).
La thrombine une fois formée est le ferment qui permet la transfusion du fibrinogène en fibrine, et par conséquent permet la coagulation,
cette réaction étant en partie inhibée par l'héparine.
La prothrombine, dans cette succession de réactions, joue le rôle de chafnon intermédiaire de la plus grande importance. C'est sur
l'étude de son métabolisme que nous nous étendrons particulièrement.
Expérimentalement, on peut faire disparaître la prothrombine
du plasma des animaux de trois façons différentes :