‹ Les théatres anglaisChapitre 7 sur 44 · PRÉFACE 'X · texte numérisé non relu

PRÉFACE 'X

le théâtre anglais, M. Georges Bourdon s'est trouvé en face de l'œuvre d*ime nation que l'étranger aime à représenter comme un peuple de boutiquiers (shop-keeper) ; pour parler plus simplement, il a eu affaire à des entreprises établies sur des bases purement commerciales, et conduites dans le dessein primordial d'en tirer un profit et de procurer des bénéfices à tous ceux, propriétaires, directeurs, architectes ou artistes, qui sont associés à sa fortune. Pas do théâtre, en Angleterre, qui reçoive ni subsides de l'État ou des autorités locales, ni souscriptions ou donations volontaires des particuliers. Nos théâtres ne peuvent donc, en aucune façon, compter sur le concours du public ou de l'État ; mais, par contre, aucun impôt spécial n'en vient non plus entraver la prospérité. Les seules restrictions à la liberté des théâtres se réduisent, en Angleterre, à l'exercice de la censure, laquelle n'envisage jamais que le côté moral des œuvres, et aux obligations destinées à assurer la sécurité des spectateurs, de môme que dans n'importe quel autre monument public d'importance.

îl est vrai que, dans certaines localités, on impose à leur exploitation une petite restriction

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