Les Baladins, ou Melpomène vengée
Î9k LES TnftATBES DR TA FOIPR
nu iU* rrf!isi*r loï% drames, vi llioEime lie Icllrcs rf'S ^i*niblr il un vassal *)(* \M <|ui va faire foi cl hom matît* à son seiffneup liuxcrain, A*t-on jamais vu
l'h(»rh>ii^«T |i(irhn' au scMTiincr grossitT, faiseur de loiinirlu'oclies, son rlirr-d'œnvre rie mécanisme*?» • Li's avenni^s du ilu-Alre. ^rrinissail un Irorsième, hic*n loin iViMre lionlrcs d'urangers, de cilronniorset d'arhrrs odorifrranls» ne sorti f<arnii*s (jin^ de ronces, épines i»l feuilles de houx, ï/hoiiinn- île IcLIn^ essuie mille désagréiuenls, «lonl It* refus de son oîivrap^(^ esl le moindre ; re qui déiniurai^'e un s^alanl homme sur le rhemin du temple tie Tlialie', »
ile ipii reiulait ees didéances et ces allaquen plus désoblii^eanles el plus dan^çereuses, c*esl qu'elles fiv IrrminnjenI foules \\nr le m<^me refrain r il faut fonder un set*ond Tlïéâlre Fram^ais. * De la sorte, Ions les fdjus disparaîtront, le bon ortlre réprn^i'a. ol U)\\\ le momie sera content. Les auleurs dramaiiqufs n al tendron ( plus dix ans pour avoir les honneni-sde la rrprésentalion, ni six mois pour oldenir le quarl d'heure d*une simple lecture. Les speclateurs ne seront plus ennuyés de réîernelle jouerie d'nnt^iennes pierres. On verra enfin paraîin* cette foule innoni* brable de frajLçédies et de comédies qui restenl in serites sur le répertoire des ('.omédiens, exposé dans le foyer^.» Enfin, autre dan^^er, un mouvemenl Irè^ vif, enconrafi^é par les philosophes, s'aceentuail
t. // est temps de jtat^h'r.
*i. Ai^erlisneinctU de Ih'nri ÎV et Stiifij^ ou te liai ft ie
Mînisire, drame en i acLns.
3. H est temps de se ttiirf. \(>ir aussi Rochon, Oùgervationi
ET DU BOriLEVARD SOUS LOUIS XVI. 295
contre les monopoles et les privilèges, depuis surtout que Turgot avait provoqué la suppression des jurandes et maîtrises. Pourquoi les Forains ne profileraient-ils pas, eux aussi, des idées libérales de plus en plus répandues et conquérantes ? La concurrence n'est-elle pas un bien? Elle perfectionne les arts comme l'industrie, multiplie les œuvres en assurant aux poètes des débouchés, empêche une troupe de refuser ou d'enterrer dans ses cartons des pièces que d'autres joueraient, facilite le recrutement des acteurs qu'elle encourage et qu'elle stimule, combat la nonchalance, entretient l'émulation, permet au public de faire des comparaisons qui forment son goût, et garantit à tous le plus précieux des biens, la liberté.
Ainsi attaqués et menacés, l'Opéra et les Comédiens Français coururent au plus pressé, là où les appelait une rancune séculaire. C'étaient les Forains qu'ils détestaient le plus; c'étaient Audinot et Nicolet qui leur faisaient le tort le plus direct et le plus immédiat; c'était une des troupes du boulevard, celle des Variétés amusantes, qui prétendait au titre de second Théâtre Français : il fallait donc écraser d'abord tous ces gens-là.
Et voilà une guerre de cent ans pour la dernière fois allumée.