‹ Les théâtres parisiensChapitre 13 sur 35 · Autour de la Comédie-'Françaisey p · texte numérisé non relu

Autour de la Comédie-'Françaisey p

PRÉFACE

un discours, n a jamais élt'; plus fernie. .lainais le fliaiugue plus robuste et plus rapide ; jamais plus déliée et plu8 claire la direction de la soèno, où Ton voit appa« rattre et circuler à la fois, sans gène ni heurt, jusqu d dix personnages qui ont tous parmi les ]>reuc( U| niions communes, des apartés dlntérét ei de sentiment. On ne s^ennuie pas, même quand on léclame; on ne languit pas, même quand on s'étonne quelquefois : on s*en va content K

Content, ah I il l'était, de façon autrement intime et profonde, en sortant du théâtre après la première de Denise; et dans son feuilleton du lendemain,

après avoir consciencieusement noté dans un vivant récit de la pièce, ce qui cloche çà et là pour les

mœurs et la vraisemblance, il s'écriait:

Mais que fait tout cela? M. Dumas sait, veut et peut le drame. 11 le peut, le sait et le yQniprofondémentj franche' rnenif puissamment. Quand la commotion pathétique arrive, toutes les objections qn*on ferait pèsent peu.

La scène de l'aveu dans Denise^ qui est le sommet du drame, ellaoe tout, enlève tout.

Denise est une digne sœur de Clara Vignot < et de Jeannine '\ mais d'un autre élan. Quand elle se trouve en face d'André quVlle aime, et qui lui demande sa main, il lui suffirait de ne pas pronoucer un certain

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