Atdour de la Comédie-Française y p. 30â
3. Voir aussi, comme à roccasion d*ane reprise, il reyient à la Dam$ avw oamélia* et 8> arrête, non pour rectifier, en Vadottcissanti son prepoier jugement, ce ^u*il Q*av9Ît nn)lem6ii|
h PRÉFACE*
Mais M. Dumas est moraliste encore autrement qu'à la scène et avec des acteurs pour tracfaements : il Test lui-même» veut Tétre en son propre et privé nom, et s'y applique dans ces amples Préfaces 9 mélangés de dissertation, de satire et d'homélie, dont la plupart de ses pièces, à l'impression ou à la réimpression, ont paru escortées. A Tégard de M. Dumas moraliste en chaire, J.nJ. Weiss s'est montré jusqu'au bout irréconciliable, il n'a pu se faire en aucun temps, peut-on lui en vouloir? à cette espèce de prédication laïque, bizarrement accolée à des pièces de théâtre, souvent diffuse, où le talent de l'écrivain si contenu, si sobre, à la scèoe, habituellement ennemi de l'emphase et delà déclamation ne se garde pas, dans son allure intempérante, de ce double écueil ; prédication trop souvent équivoque ou paradoxale, soit par le risqué des doctrines, soit par le pessimisme des mercuriales, et d'un effet compromettant pour les œuvres même qu'elle prétend
à foire, maià pour goûter et nous foire goûter tout à son âise la beauté de ce drame simplemeiit touchant, et très faussemeiit aceusé, à aoQ aTis, de tourner à Tapothéose de la oouriiaane. Le fonds de froideur qu'il conserve à Tégard du Demi-M<mde et du FUs naiurd ne Tempéche pas de signaler dans celoi-ci, comme marqués du plu» sùr coup de griffe^ comme étant du meilleur Dumas, le Prologue et toutes les scènes les jylus décisives, et de saluer dans le Demi-Monde un clief-d'œuvre de composition et de conduite. (Le drame hislonque et le drame passionnel f p. 189 et 206.)
PRKFACE.
Kl
illustrer, et doot elle outre ou fausse l'idée morale dominante, la thise^ comme on dit, en les commentant à l'excès.
Ce dernier des griefs articulés par le critique contre le préfacier n est pas le moindre. Qu'avonsnous a faire, demande-lril, des gloses abusives de celui-ci, de ses généralisalious audacieuses, lesquelles, si nous n'y prenons garde, nous gâteraient, en nous les rendant moralement suspectes, les émotions légitimes que nous devons au drama* turge ? Uue dans le Fiis îuUurd, M. de Sternay commette une faute sans excuse, même au point de vue de son bonheur, en abandonnant la noble fille qui s'est donnée à lui (Clara Vignot) ; que l'excellent M. de Montaiglin relève par le plus évangélique, le plus sublime des pardons, la triste Raymonde, en qui il a trouvé une admirable épouse ^ ; que madame Aubray et son fils ouvrent, d'accord avec nous, leurs bras à cette Jeannine de tant de sens et de tant de cœur, et, malgré la tache de son passé, si digne de leur estime et de leur tendresse ; ce n'est pas à de tels romans, vraiment humains, mis en drame de main de maître, c'est bien plutôt à ses théories d'une philanthropie aventureuse, étalées en avant-propos, qui les accom-