‹ Les théâtres parisiensChapitre 16 sur 35 · Troisième acte de Monsiew Alphonse · texte numérisé non relu

Troisième acte de Monsiew Alphonse

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PRÉFACE

pagaeot, que M. Dumas doil s'en prendre de s être vu maintes fois accusé de revendication systématique et sans mesure, de propagande antisociale et dangereuse en faveur de la fUle séduite. Après tout, quelle idée maîtresse, quelle leçon se dégage ineoa< testablement de ces ouvrages, quelle tlièse précise en ressort, sinon cette moralité générale, et, en somme, raisonnable « que tout mariage est bon, quand il est une assurance mutuelle léj^alement couUaclée par deux personnes de bon sens et de bonne foi en vue du bonheur de la vie et contre ses risques? »

Ce serait coomiettre une erreur esthétique grave de regarder les drames de M. Dumas à travers les théories

(iouleiises de ses préfaces... Au théillre, quand je suis devant une pièce de M. Dumas, je n'ai pas devant moi M. Dumas tout entier, j'ai une pièce et je m'y tiens. Si la pièce m'inléresse, si c'est Denise et que j'y pleure, si je trouve qu* André de Baidannes en épuisant Denise, fait une action noble et raisonnable^ si l'auteur me communique la certitude que de ce mariage sortira le bonheur d*André, vais-je m'înquîéter de ce que deviendraient la société et les familles, si l'action d'André de iiai tlannes tournait en pratique habituelle; vais-je me demander si M. Dumas ne m'a pas tendu un pi^e pour me prendre à ses théories captieuses Assurément non: je suis gagné à Denise et à André ; je ne suis converti à aucune théorie ^ »

\. Autour de la ComéUie-FrançaUe, p, 297,

paÉFÀCB. LUI

Il est curieux, u'est-il pas vrai? de voir ce juge trop difficile, qu'on accuse de ne pas rendre assez justice à riilustre auteur, la demander pour lui en avocat clairvoyant et convaincu, laver le dramaturge du tort que lui font les chimères ou les témérités du « sodologue » et plaider paar H« Dumas contre lui* même?

Est*on plus en droit de le mettre en cause pour la façon dont il a traité (surtout dans quelques articles de la Berne bleue^) M. Sardou?

Si l'on veut bien y regarder de près, ses impressions et jugements sur la considérable portion du tiiéàtre contemporain que représente ce nom, ne diifêreut pas de ce qu'en ont pu dire^ soit en bien, soit en mal, c^ux des critiques ses conirères dont Topinion compte — ou n'en diflfèrent que dans la forme, par certaines vivacités et pétulances de langage.

Au fond, et en déRuitive, quelle place réserve-t-il à M. Sardou ? Que lui accorde- t-ii, que lui refuse-t-ii t

Il reconnaît chez lui, à un dt;^iè peu commun, cette faculté d'invention qui tient à la puissance de rimagination et du souvenir, un esprit délié et prompt aux métamorplioses, un vil sentiment des choses qui font rire et de celles qui font pleurer, une intrépide et merveilleuse habileté de construction

1 . Revue bleue de févrief lâbU de décembre 1882, — Figqr<i de 1681,

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scéaique» une langue agile» d'une aisaace et d'une prestesse d'allure qui la rend toute propre à rescrime du dialogue» une entente sans égale de la mise en scène et du spectacle, enfin une souplesse» une fécondité de talent qui lui permet d'aborder en heureux vainqueur les genres les plus divers, comédie, drame passionnel, drame historique, mélodrame, vaudeville, etc., et de défrayer sans relâche nos théâtres grands et petits de nouveautés applaudies.

Mais, cela dit, il lui conteste avec la même franchise ou lui refuse, ce qu'il était permis d'attendre d'une nature riche de pareils dons: quoi ? — le besoin et rhabitude d'observer la matière vivante du théâtre, le souci persistant du vrai de la vie, du vrai humain, ce goût impérieux de vérité, qui, dans le comique ou le tragique, est le lest indispensable de la fiction et la condition première de Tintérêt profond et durable. Il se plaint et il s'étonne que parmi tant d'œuvres ayant prise sur la foule, et même plaisant à l'élite édairée et moins complaisante, on ne réussisse pas à en trouver une seule dont le succès ne soit pas dû surtout à la dextérité de la main et au pi'estige de Texécution ; pas une qui, dans sa teneur et son ensemble, non pas seulement ici ou là et par éclairs, relève de l'art sérieux, du grand art, sidifiéient de Tindustrie où triomphent les habiles ; de cet art scrupuleusement inventif, qui

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se [>ique de faire vivre et respirer a la scèue des caraetéresj et ne se contente pas d'y promener sous ce nom de légères silhouettes vivement crayonnées, ou des masques, de simples masques aux traits saillants et rigides, ou des figures mobiles dans leur complexité jusqu'à rincohérence, et, par Tim^ prévu, Finexpliqué de leurs revirements, tournant à rénigme; de cet art modéré qui, dans le choix des siluaiioa^, s'interdit la recherche de TefTet aux déjieus du vraisemblable et surtout au delà du possible ; qui sait nouer, couduire et dénouer la trame d'une action, même compliquée, sans abus du métier, sans recours aux tours d'adresse, aux trucs ingénieux et aux ficelles ; de cet art enfin qui, tout en ayant soin de pai lei iiux yeux, s'en tient au nécessaire de l'appareil théâtral et dédaigne d'admettre en trop large part de collaboration le costumier^ le décorateur et le machiniste.

Cependant, tout mis en balance, et tout compte fait des talents et des triomphes de cet auteur, le critique de la Revue blem ne se refusait pas à reconnaître en lui « un maître de la scène ; mais il ajoutait : Un mailre de la scém, et pas wœ imUresse pièce/... Au point où M. Sardou en est de sa carrière, nous attendons encore qu'il nous donne su Dame awe Camélias et son Demi-Mande, »

Le mot que nous venons de souligner, hommage

PRÉFACK.

iiiialcment rendu, mais avec une restriction soudaine qui le modifie sensibleineDty a soulevé plus d'une protesta! ion.

Où esi-elle, en effet, parmi tant d'œuvres applau-

dies, la maîtresse pièce de ccL auteur, celle dont le titre, le titre seul, pourrait servir à le désigner aussi sùiement que si l'on disait son nom, aussi ckiiremenL que nous disons « Tauteur des £ff'ronté$ » ou a l'auteur du Fils naturel ? »

La trouverons nous parmi ces comédies auxquelles il doit une bonne part de sa renommée (Nos intimes^ Nos bons villageois^ les Ganaches^ la FamiUe Benoiton, etc.) œuvres justement populaires, car elles pétillent d'esprit et d'invention, mais où le comique des nombreux types mis en scène est rarement creusé, où il est plutôt indiqué avec outrance, redoublé el chargé au gré d'une verve d'amusant caricaturiste, et poussé trop facilement au grotesque; comédies d'un genre assez nouveau, d'ailleurs, et singulier, où toujours, à un certain moment de Taclion, au quatrième acte d'ordinaire, le rire, surexcité, s'éteint devant quelque incident gros de terreur ou de larmes, et livre la scène assombrie aux secousses d'un drame, que dissipera le dénouement^ de manière à former une pièce à double face, un spectacle hybride, donl toute la stratégie de l'habile manœuvrier ne réussit pas à dissimuler, du moins aux

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regards attentifs, la composUioii hèlérociile et les dissonances.

Ce que les comédies ne nous donnent pas, les drames proprement dits, les drames de passion [OdeUe, FernandCy Fédoraj etc.) nous l'offrent-ils ? Ces noms évoquent le souvenir d'œuvres ingénieusemenl el iiaidiinent conçues, très émouvantes par endroits, mais où Ton relève i regret l'inconsistance et même les disparates de plus d'une figure de premier plan, et le déploiement habituel, autour des rùies principaux, d une légion de comparses, au profit de scènes épisodiques, plus ou moins digressives, que l'auteur se plaît à senior largement à travers l'action engagée, au risque de la surcharger et de la ra'entir, quelque adresse qu'il mette à les y rallacher et à les conduire.

Peut-être est-ce dans la partie de son théâtre dont il a demandé les sujets à l'histoire, que ses preuves les plus sérieuses d'art et de talent ont été failes. Patrie f la Uame^ Tkéodora^ Patrie surtout, j)ar leurs grands coups dramatiques et leurs expressives peintures des mœurs de différents âges, se placeraient assez haut si le style répondait par plus d'empreinte et de vigueur au tragique des situations et à l'énergie des sentiments, et si la figuration, qui déjà, dans les premiers actes de Patrie^ occupe trop les yeux aux dépens de Témotion, ne se déployait

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dans la Haine avec uii luxe d'évolutions, de scènes

d'émeute et de combat, digne d'un théâtre militaire, et n'était poussée dans la pièce byzantine, aussi bien que la magniiicence et rexaciilude des décors et du costume, au point de transformer le genre, ou d en faire surgir uii nouveau, de créer une espèce de drame nouvelle, où la direction du théâtre et le poète, travaillant de concert, ont part égale au succès, le « drame archéologique et panoramique >».

La vérité, l'équité sans faiblesse paraît donc être en ce jugement oompréhensif, mi-parti d'applaudissement couseuti et de regrets non dissmiulés, que, d'accord avec d'autres bons esprits, J.-J. Weiss a porté sur ce vif génie, sur cet inépuisable et séduisant ouvrier de théâtre, ce grand amuseur et fascinateur, qui, faute d'ambition plus haute et d'un usage plus sévère de ses heureux dons, lui semble n'avoir pas rempli toute sa destinée,

Peutrétre, ainsi qu'on le lui a dit, non sans raison, le goût particulier et très vif que, soit aux DébatSy soit ailleurs, il avait pris plaisir à manifester pour le théâtre de Scribe, lui ôlait-il le droit de mettre autant et de si fortes réserves à son estime pour celui de M. Sardou. Qui aime résolument le premier de ces deux auteurs et tient ferme pour lui, ne saurait, en bonne logique, apprécier le second d'une manière bien différente. 11 existe entre ces

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deux illustres pourvoyeurs de la scène modenic, des liens de filiation si réels, tant de ressemblances ou d'affinités de diverses sortes!

Que notre excellent critique ait, en ced, par une persistance ouverte, passionnée, mUansigeante, d'estime et même d admiration pour l'œuvre, en partie démodée, de Scribe, un peu prêté le flanc, nous en convenons sans peine. Nul, après tout, ne possède rinfailiibiiité de ju^einent en matière de i^oùt, inênie parmi les plus éclairés, les plus compétents et pénétrants; ceux-là même, parfois, ont peine à se défaire, en avançant en ftge, d'une impression éprouvée, d'un ciiarmo subi en commun avec toute une génération, au temps des jeunes années. On reste fidèle, en vieillissant, trop fidèle à certains goûts comme à certaines modes. Il faut dire aussi qu'en présence du revirement absolu d'opinion et des excessifs dédains dont Tceuvre de Scribe est l'objet de nos jours, surtout dans les rangs de la jeune littérature, de la jeune presse, un esprit de légitime réaction et de riposte Imtailleusc poussait notre journalisle à relever jusqu'à le surfaire celui qu'on dépréciait trop, et i'emporUiil. eu ce coullit, à l'autre extrême. La cause, après tout, était bonne à plaider ; il eût suffi de la soutenir sans outrance.

Quoi qu'on se plaise à dire. Scribe, même à présent, est autre chose qu un nom à demi submergé, autic

chose qu'un de ces féconds et 4'acites amuseur

d'autrefois, lungieiiips fêtés et cuuru.>, dout l'œuvre est refroidie et glacée à jamais. U Caudraii au moins lui tenir compte des tentatives que, déjà célèbre, mais épris d'une généreuse ambition, il osa laire et ne lit pas sans bonheur, dans un genre de coniédie plus relevé, sur les traces des maîtres. Une fois, à tout le moins, sur notre grande scène, il a touché le bul, ou s'en est approché de bien prés. Si à de nouveaux scrupules d'iu'l il eùl joint alors uu souci plus slticux du ce souci littéraire du slyie, quli n'eut

jamais, il serai L difficile de refuser le nom de maltresse <Buvre à ce Bertrand et Bâton, à cette comédie de mœurs politiques, toujours plus vraie au lendemain de chaque révolution nouvelle, une des meilleures que l'on puisse citer dans un genro où le succès est si rare. Nous ne savons vraiment si l'on pourrait trouver, même en cherchant bien, dans tout le théâtre de M. Sardou, un ouvrage à mettre de pair, à coup sûr avec celui-là, aussi fortement et logiquement conçu, d'un tissu aussi serré et aussi souple, d'un intérêt comique aussi soutenu. Mais quand même Scribe, s'en tenant à sa première manière, n'aurait été qu'un vaudevilliste neuf et supérieur, que l'inépuisable et aimable Lope de Véga du Théâtre de Madame, il aurait encore, à ce titre, quelque droit, dans une histoire de la scène

française, à une place distinguée et bien en vue. Serait-ce trop que d'en demander une auprès de Dufresny et de Favart, et au-dessus, pour l'auteur de tant de tableaux de genre finement et joliment tracés, gais d'une gaieté vive et décenle, mêlds de fiction ingénieuse et d'observation rapide ; où revivent, conimc en de Icgères esquisses, avec leurs goûts» leurs prétentions, leurs modes, avec les plus UaUablcs de kuis passions et les moins graves de . leurs travers, la société française et surtout le monde parisien des alentours de 1830 (Le plv^ beau jour de la vkf Amnly pendant et aprés^ les Inséparables^ la Demoiselle à marieVj etc.) ; où souvent, quand le sujet y prête, se glisse et circule, délicatement ménagée, une veine d emolion douce, d'attendrissement discret et fugitif {le Mariage d'inclination^ Rodolphe, Michel Christine, etc.), J.-J. Weiss trouvait ces dernières petites pièces a délicieuses » ; elles le faisaient songer parfois à Sedaine, à cet honnête et fin bedaine qu'il adorait. — Mous demandons à tous les gens de goût s'il faisait preuve en cela d'engouement bizarre, et, comme l'ont dit raiileusement ses jeunes contradicteurs, d'injustifiable toquade.

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Si la critique, entre autres devoirs essenliels» est tenue de corriger^ toutes les fois qu'elle le peut, dans les arrêts qu'elle rend, lainertume de la censure par la douceur de réloge, et de tempérer de bienveillance, sans les affaiblir ou trop en émousser la pointe, les vérités utiles* c'est surtout quand elle vient d'assister à l'œuvre de âéhui^ ou à l'un des premiers essais d'un nouveau venu dans la carrière si enviée et si périlleuse du théâtre; alors surtout, elle doit, à travers les fautes et les inexpériences qu'elle relève sans rudesse, épier les signes révélateurs ou les promesses de talent* se plaire à les découvrir et à les signaler, et se montrer, avant tout» accueillante et encourageante. J.-J. Weiss, il faut le dire à sa louante, et on ne Fa pas assez dit, a compris et pratiqué ce devoir beaucoup mieux et plus fidèlement que n'y semblait disposé un esprit de cette trempe, d'une humeur aussi vive, d uu goût aussi délicat, et, par là même, impatient et irritable.

On aime à l'entendre dire, en homme pénétré de ce devoir, au moment de se prononcer sur un drame très imparfait, mais offrant des traces d'inspiration,

PREFACE

que les spectateurs de l'Odéon veoaieiit d applaudir ( Mademoisdle du Vigean) :

La pièce a ses points iaibks qu ua seuLiru surtout à la lecture. La critique cependant s'égarerait, si elle prétendait ici séparer son jugement de celui du public* C'est ce qu'elle est quelquefois contrainte de faire, et je mentirais de dire que robligalion en soit pénible : rien n^est doux au contraire comme de regarder en face le succès imbécile» et de lai dire son fidt. Dans le cas présent, il faut s'associer sans hésitation au succès, et Texpliquer et le justifier. Il faut applaudir comme le public; il laut d'abord et avant tout applaudir, et ne critiquer ensuite qu^avee regret.

Et il applaudissait cordialement au choix et à la

conception du sujet, au suullle liéroïque de certaines scènes, aux beaux vers, qui et là, avaient jailli ; et se prenant aux détauls, qui u étaient pas médiocres, avec la même franchise, et soigneux de les noter avec la même précision, volontiers il en mettait Ja plus grande part sur le compte de la jeunesse du talent et de l'inexpérience de la scène, et donnait chance d'être acceptées aux moins agréables de ses ubservatioiis eu les accentuant de sympathie et d'espérance.

U est vrai que l'auteur dont il encourageait ainsi les premiers pas, était une femme ; mais en accueillant avec cette bienveillance le coup d essai de

iiiademoiselle Simonne Arnaud, il faisait, comme envers d'autres» acte de conscience, nullement de courtoisie. Tel il s'est montre a i 'égard des plus intéressantes jeunes recrues de l'art dramatique contemporain. Voyez comme en rendant compte de la pièce par laquelle venait de se rûquer d'un pas chancelant ^ar la scène comique un romancier aimé du public, M. André Tiiieuriet (La Uamn des deux Barbeaux}^ il prend soin d'y relever et de faire valoir ce qui surtout la recommande» l'étude finement analytique des sentiments et des passions dans un drame intime de la vie domestique, et la mise en scène expressive et piquante de ces mœurs provinciales, dont l'auteur, en ses atlacbants récits, a été le peintre délicat et iidèle. \'oyez comme, en examinant le Père de Martial, de M. Albert Delpit, il s'attache à marquer le fort et le faible de cet ouvrage, avec quelle clairvoyance et quelle sincérité il signale, d'une part, le faux et l'inadmissible de la pièce, quant à la sâtuatiiHi principale et à celles qui en découlent, et de l'autre, l'énergie de talent, l'habileté audacieuse qui ont réussi à faire écouter et môme à faire applaudir un drame bâti sur imc donnée aussi tristement romanesque et, moralemeoi, aussi invraisemblable. Certes, il n'épargne pas M. Hichepin sur les intempérances et les incohé*rcnces de son drame indien de Nam Sahib: amas

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d'épisodes saos Jien, plus de niouveinenl et de biuit que de substance dramatique et d'aclioa vraie, fureurs de pasâioa déclaaiatuires, accumulation de meurtres sur la scène^ carnage général à Ja fin» tenant lieu de dénouement, etc. ; mais à plusieurs scènes qui lui paraissent d'une conception grande et forte, à certains traits touchants du rôle élégiaque de Djeniiua, au maniement robuste et franc de l'alexandrin tragique, soit dans le cliquetis du dialogue, soit dans les amples tirades, il reconnaît, il salue un poète, un poète de théâtre, chez l'auteur, jusque-là tout lyrique ou fantaisiste, des Caresses et de la Chanson des gueux; il lui prédit, lui piuinet, s'il veut s'étudier aux conditions essentielles de Tart nouveau qu'il embrasse, cL met la main, pour sa récidive, sur un sujet plus heureux, une prise de possession prochaine de la scène où il trébuche encore

Souvent même, dans telle œuvre sensiblement inférieure à celles que nous venuas de lappeler, et née peu viable, que son devoir Toblige de traiter en conséquent, il ne laisse pas d'apercevoir et de noter les lueurs éparses dimagination dramatique, les heureuses rencontres ou trouvailles de détail, qui rachètent quelque peu ou rendent plus supportables les téinérilés et les chutes ; fidèle, ménie en ce cas,

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