‹ Les théâtres parisiensChapitre 18 sur 35 · LXVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

LXVIII PRÉFACE

OÙ quelques scènes cousues d'un léger fil, et se

déroulant sur un fond luoiioiuiie, ne forment pas une action; dont te sujet est pris tout entier dans le terreà-tene d'une réalilé aussi vulgaire et plaie que perverse ou vicieuse, répugnante à double titre ; où la plupart des effets plaisants ont peine à franchir la rampe, tant le comique en est triste et rentré ; où la vilenie à peu près constante, Tuniformc abjection des personnages ne se rachète par aucune intention perceptible de leçon satirique, de censure de mœurs vengeresse ; car c*est avec la curiosité aiguë et froide d'un pessimisme moralement indifférent, queTauteur nous introduit dans la vie intime de ce mémge a trois ^ dont la paix un moment troublée, se raffermit, se consolide, avec toute cliance de félicité durable, grâce au concert, le plus harmonieux qui se puisse voir, d'appétits cyniques, de rouerie effrontée, et de confiante sottise. . .

Le trop complaisant accueil que cette pièce rece* vait d'une partie du public, les applaudissements dont la couvrait, pour son compte, une ardente coterie, irritaient d'autant la verve inflammable du critique, et plus que jamais il éprouvait le besoin de dire carrément son fait au succès, dût-il assez inutilement lutter contre. En eJfet, par ce nouvel exploit M. Becque allait devenir de plus en plus le guide ou l'inspirateur des jeunes arau^al^rges insurgés contre

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