La Philosophie zoologique, p
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en proviennent, pourvu que les changements acquis soient communs aux deux sexes, ou à ceux qui ont produit ces nouveaux individus »1.
Comment se réalisent les phénomènes que constatent ces deux grandes lois, comment l'organe se développe par l’usage et comment les caractères acquis peuvent s’hériter, les connaissances physiologiques d’alors ne donnaient pas à Lamarck la
moindre possibilité de l'expliquer. Il ne faut donc
pas nous étonner si nous ne trouvons chez lui que des explications de son temps. Il en est de même de tout le contenu du deuxième volume de la Philosophie zoologique, traitant de phénomènes nerveux, sentiment, sensibilité, psychologie. Tout cela n'offre d'intérêt qu’à un autre point de vue qui r'est pas celui auquel nous nous. sommes placés.
Ces deux grandes lois, fondées sur lobservation,
mais plutôt encore pressenties par intuition, sont, de l’ensemble de son œuvre, ce qui est resté pour la science future, formant la base de toutes les conceptions de l’école lamarckienne.
La er a jamais cons tifué une véritable école. Les idées qui le caractérisent n’ont été systématisées par aucun théoricien, il n’a créé aucun dogme. Il n'est pas un système, mais bien plutôt un point de vue, une tendance qui se fait jour à propos de toutes les grandes questions biolugiques. C’est pourquoi nous ne pouvons guère en donner un exposé doctrinal : il se manifeste de