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lui-même dans la discussion d’autres questions. Tout ce qui accorde la première importance à l’action du milieu et à l’adaptation directe des êtres
"11 | [Là ce milieu, tout ce qui donne aux causes actuelles
Ja prédominance sur la prédétermination relève de la tendance lamarckienne. Dans la discussion du darwinisme, les lamarckiens (tels que Spencer, par exemple), sans nier nullement la réalité de la sélection naturelle, chercheront à circonscrire son rôle et, dans la marche de l’évolution, à placer à côté et même avant elle d’autres facteurs — ceux qu’on a appelés les facteurs lamarckiens.
. Dans les questions que soulèvent l’ontogénèse
et l’hérédité, la tendance lamarckienne s’opposera
à toutes les théories de prédétermination exclusive, à tous les systèmes qui considèrent l’œuf fécondé comme portant en lui fous les caractères de l’être
futur. Elle se manifeste chez ceux qui, ne reconnaissant à la prédétermination qu'une valeur rela-
tive, chercheront la clef de l’ontogénèse et de l’héré- | dité dans les conditions internes et externes que É l'œuf rencontre au cours de son développement; | elle sera contre la préformation, pour l’épigénèse. | Dans la question de l'hérédité des caractères acquis, qui est la question vitale pour le lamarckisme, : toutes les recherches qui en montreront Ja réalité par des expériences, comme toutes les considéra-
tions théoriques qui tendront à expliquer son mé- || canisme, relèveront de la tendance lamarckienne. \ On peut dire que toutes les recherches de zoologie
expérimentale qui se multiplient de plus en plus de
nn.
LE LAMARCKISME | 251
notre temps, les études de biomécanique inaugurées -par les travaux de Roux, la parthénogénèse expérimentale, la tétatogénèse expérimentale, les nombreuses recherches sur linfluence de la température, de la lumière, etc., sur l'organisme, tout cela
est empreint de l’esprit lamarckien et tout cela, tout,
en cherchant, en fin de compte, l'explication mécaniste des phénomènes de la vie, contribue à ré-| soudre le problème du processus PER par lequel se produit la réaction de l’organisme aux influences qu’il subit.
Il serait cependant exagéré de croire que ces
recherches sont poursuivies exclusivement par les néo-lamarckiens et au point de vue lamarckien. Cela est loin d’être exact. Weismann lui-même n'’at-il pas trouvé une explication lamarckienne en établissant que les formes du papillon Vanessa (VW. levana et V. prorsa) qu’on avait considérées auparavant comme deux espèces distinctes sont des cas de dimorphisme saisonnier dus à des dif-
férences de température? Les néo-darwiniens ont | fait dans cette voie presque autant que les néo- | lamarckiens, mais la voie elle-même n'en est pas |
| /, moins lamarckienne. À hill. MU
di Des deux camps de biologistes, les néo-darwiniens
et les néo-lamarckiens, quel est celui qui semble avoir la prépondérance actuellement? Il est difficile de répondre à cette question. Peut-être ne seronsnous pas éloignés de la vérité en disant que les biologistes qui se proclament néo-lamarckiens sont moins nombreux que ceux qui se réclament exclu-
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{ l] Dore Si on fait à dénombre officiel des dar -winiens et des lamarckiens, ceux-ci paraissent encore beaucoup moins nombreux que ceux-là, mais nu à à notre avis, bon nombre de ceux qui marchent ‘A sous la bannière du darwinisme sont en réalité des
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