‹ Les théories de l'évolutionChapitre 127 sur 162 · NU · texte numérisé non relu

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| LA SÉLECTION ORGANIQUE 289 fe plus grande à l'égard du changement de climat À le devront sans doute à une particularité germinale. . 54 Mais cette théorie donne-t-elle une solution com- Dan

plète du problème?

D'abord la théorie de la sélection organique n'échappe pas au reproche général qu’on peut +: adresser à toutes les conceptions basées sur l’accumulation des variations innées : l’impossibilité de donner une explication physiologique de cette accumulation, que nous avons eu à montrer en par- ‘A lant de la sélection naturelle (p. 62-64).

Ensuite, en ce qui concerne l’ « illusion » de l'hérédité des caractères acquis, si même nous : VE admettons que l'explication est valable pour les adaptations utiles, comment nous ferait-elle comprendre la transmission des particularités qui sont

à cet égard complètement indifférentes, telles que la £ à coloration des papillons, l’absence de pigment dans EE les tissus privés de lumière ou le sillon produit “À par la pression d’un tour de spire de coquille sur 5 l’autre? Or, c’est dans cette catégorie-là que sont 71e pris les exemples les plus nets de cette tronsmis- LP sion, et c’est tout naturel parce que, dans les adap- | 52 tations utiles, il est souvent difficile de distinguer Let l’action directe exercée par le milieu et le mode 4 d'existence des conséquences de la sélection naturelle. | ‘4 Enfin, une dernière objection que soulève la 152 théorie. Si la variation innée est trop peu marquée au début pour présenter quelque avantage ct si 213 c’est à l'adaptation ontogénétique que revient, 2 de.

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dans la constitution définitive de l'animal, le plus | grand rôle, cette adaptation se produit aussi bien

4 chez les individus présentant la variation innée en

* question que chez ceux qui en sont dépourvus. 4 D Alors l’appoint apporté par la variation germinale Ce suffira-t-il pour assurer la survie des uns au détri- + ment des autres? Il est plus probable que non,

car, s’il en était autrement, cette variation aurait suffi à elle seule. Ne.

La théorie de la sélection organique est intéressante surtout comme symptôme d’un état d’esprit, comme une théorie sélectionniste qui éprouve le besoin de suivre le courant et d’accorder une

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nable à chacune d’elles, risque d’être infructueuse. Elle ne peut être efficace que si elle introduit une LUE vaste généralisation nouvelle ou quelque facteur M: auxquels on n'avait point songé encore.

53 place de plus en plus grande à l’action du milieu. 4 Mais toute tentative faite pour concilier deux théoà ries, avec la préoccupation principale de donner : satisfaction à l’esprit en faisant une part raison-

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