‹ Les théories de l'évolutionChapitre 130 sur 162 · FR · texte numérisé non relu

FR

4 300 LES THÉORIES DE L'ÉVOLUTION X He

4 auquel Romanes, qui l’a surtout mis en avant, donne

‘à | le nom de sélection physiologique. On peut trouver,

& . dit-il, à un moment donné, au sein d’une espèce,

des variations qui rendent impossible la repro- ‘14 duction entre tous les individus et la limitent à une er certaine catégorie : variations de structure dans 3 l'appareil reproducteur, époques de maturité diffé- 14 rentes des produits génitaux, modifications de l’ins- F tinct sexuel, etc. Il cite à l'appui les faits recueillis

par Gulicketles observations du botaniste A. Jordan

sur des variétés de plantes qui, tout en présentant

des différences morphologiques très faibles, donnent. 4 généralement des résultats négatifs quand on essaye de les croiser entre ellesi. Voici, d’autre part, un autre exemple très clair cité par Kellogg?. Dans beaucoup d’espèces de papillons, il y a plusieurs générations, naissant aux différents ; moments de l’année et se distinguant entre elles ï par la couleur. Ces différences ne tiennent pas, ( comme on pourrait le croire, aux variations individuelles des parents : elles dépendent uniquement du moment d’éclosion des œufs. Parmi les œufs d’une même femelle, certains éclosent au printemps, d’autres en été, les derniers en automne, et à chaque lot correspond une coloration particulière. Cette particularité entraine un isolement physiologique au sein de l’espèce : à chaque saison, il n’y a donc qu’une sorte de papillons, et le croisement entre les trois sortes est rendu impossible,

SE pl: DONS ANSE"

4, Darwin and after Darwin, t. I.

2, Darwinism to-day, p. 243-244. \

ee

ta rt Le LL

Page 1