‹ Les théories de l'évolutionChapitre 134 sur 162 · DES · texte numérisé non relu

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lui imprimer des directions déterminées : loi de à l’'homologie, qui est une constatation de ce fait que tous les êtres organisés sont formés de parties * correspondantes, les différences portant uniquement sur leurs proportions et leur degré de complexité ; loi de succession, établissant que lorsque les espèces se classent en séries d’après l’ordre d’accroissement d’un caractère quelconque, les à autres caractères se montrent ordonnés Gans le même sens; par exemple, une espèce à trois orteils se placera sous tous les rapports entre l’espèce à un et l'espèce à quatre orteils. A ces deux lois, Cope i ajoute la loi biogénétique fondamentale relative au | parallélisme entre l’ontogénèse et la phylogénèse, et la loi générale de l’adaptation au milieu. Les deux théories que nous venons d’exposer, a celle de Cope et celle d’Eimer, ont, en dehors de æ leur point de vue plutôt lamarckien, encore ceci à de commun qu’elles cherchent toutes les deux l'explication de la direction définie imprimée à = l'évolution dans les faits observables et vérifiables : action du milieu ambiant ou réaction consciente à ce milieu. Cette dernière idée n’est liée chez Cope à aucune conception de force vitale mystérieuse; c’est simplement une généralisation psy- FE chologique. D’autres théories orthogénétiques ont quitté ce terrain scientifique pour recourir aux % entités métaphysiques. Telle est la conception de Nægeli qui, nous l’avons vu, cherche le facteur dominant de l’évolution et la cause de l’orthogénèse dans une tendance interne des organismes

Vébral SE : CPE cire nn

L'ORTHOGÉNÈSE 315

vers le pzrfectionnement, dans le principe de développement progressif. D’autres auteurs ont suivi la même voie, en créant, sous des noms divers, des entités métaphysiques analogues. Elles n’apportent rien à la science; nous ne nous en occuperons donc pas.

ù CHAPITRE XX

La Mutation.

Le variauon continue et la variation discontinue. Exemples À de cette dernière. Les théories basées sur elle. — L'hétéro- É génèse de Korschinsky. — Les travaux de de Vries; Le 4 théorie de la mutation. Son importance théorique aux yeux A de son auieur. — Formation &@e nouvelles variétés et 1 espèces. — Les mutations d'Œnothera. — Les lois de la ne mutation. — La sélection individuelle et la sélection entre 1% espèces. — L'origine des mutations. — Partisans et adver- QE, . , : - . ° SN

pes saires de la théorie. — Sa signification véritable.

$ Nous avons vu qu'à la base de la théorie pure- 42 ment darwinicnne de la sélection naturelle se trou- D” vent des variations individuelles, des « fluctua- 4 tions », qui ont ceci de caractéristique qu’elles sont 1 réparties sur {ous les individus et que ces derniers A ne présentent ainsi, par rapport au caractère \ ‘He envisagé, que des différences de degré, souvent 3 minimes. Si on rangeait (ous les individus d’une D. même génération par ordre de développement de

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ce caractère et si on exprimait par des ordonnées Ge le degré de développement correspondant, on obtiendrait, en joignent leurs extrémités, une courbe

sans sauts brusques. Ce mode de variation a reçu le nom de variation lente ou continue, lente parce qu'il faudrait une longue accumulation de ces caractères peu saillants pour produire une nouvelle race ou une nouvelle variété, continue — à cause de ces gradations insensibles, de ces intermédiaires nombreux entre les individus extrèmes. On l’appelle aussi variation darwinienne, parce que c’est en raison des caractères créés par elle que, dans l'esprit de Darwin, les individus survivent ou sont éliminés

dans la lutte pour l’existence. Ces variations ont

une existence presque universelle. C’est d’elles que iirent parti les éleveurs et les horticulteurs, en

choisissant les individus qui présentent la particu-

larité désirable au plus haut degré et en les faisant reproduire à l'exclusion des autres. C’est également à ces variations lentes qu'appartiennent la plupart des modifications dues au climat, aux conditions de vie, à l'alimentation. Aussi, ce sont elles également qui sont à la base des théories ue kiennes.

Mais, en dehors de ce mode de variation, il en existe un autre auquel on a donné le nom de varisation brusque ou discontinue. Il s’agit ici de modifications qui surgissent soudainement et sont assez prononcées pour constituer au moins des anomalies. Le caractère nouveau qu’elles apportent n’est pas forcément très saillant : la différence entre Pindividu qui en est pourvu et l'individu normal peut ne pas dépasser celle qui existe entre les ex-

trèmes dans la variation fluctuante; mais ce qui

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