‹ Les théories de l'évolutionChapitre 143 sur 162 · ROUE TS RE TOC CNRS · texte numérisé non relu

ROUE TS RE TOC CNRS

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lectuel et non corporel. Il sous-entend donc que la lutte sans merci règne seule dans le reste du monde organique et que les sentiments de solidarité et de sympathie que nous observons chez l’homme n’ont aucune racine phylogénétique. Wallace est persuadé que l’homme échappe à l'influence des | lois qui agissent dans le règne animal par la supé- : à riorité de son intelligence et de ses sentiments moraux. « L'homme est réellement un être à part», dit-il, et il aboutit à la fin de son volume à des conclusions absolument spiritualistes en ce qui] concerne le genre humain !. | La question posée ainsi ne pouvait pas recevoir | de solution satisfaisante, et c’est l’absence de cette solution qui a rendu possibles les abus de l’idée gélectionniste dont nous avons parlé plus haut. À

Heureusement, certains penseurs ont repris la L direction indiquée par Darwin et se sont mis à chercher une solution inspirée non plus des traditions métaphysiques et des tendances spiritualistes, mais des seules données de l’observation et de l’expérience, comme il doit en être de toutes les conclusions biologiques.

Des psychologistes essayaient de découvrir dans le règne animal la racine des différents sentiments de l’homme et fondaient la psychologie comparée

* qui est dans son enfance encore, mais qui nous indique la voie à suivre. À Ainsi, Ribot défendait l’idée que le sentiment |

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