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parties, c'est-à-dire de dci “eat 5.
deux segments allélomorphes, de telle sorte que le segment restant comprendra certains éléments de chacun des deux, tandis que certains de ses éléments propres auront disparu, ayant passé dans 513 l’autre cellule (globule polaire ou second sperma- L iozoïde). Le croisement des deux branches n’est pas forcément simple et médian : il peut se faire ‘: plus ou moins près de l’une ou de l’autre extrémité ou se multiplier sous la forme d’un enroulement;
par cet artifice on ärrive à expliquer un échanit quelconque de déterminants entre les deux allèlo- = morphes. Il n’est pas d'exception compliquée qui résiste à ce merveilleux Deus ex machina décoré du 4 __ nom de « crossing-over » enjambement. #74 Parce moyen et en tenant compte de ce faitque … "4 deux déterminants ont d’autant plus de chants Ë d’être séparés par l’enjambement qu'ils sont plus ‘4 écartés l’un de l’autre, les mendéliens mesurentla … distance séparant deux déterminants dans un 4 {74 même chromosome par la proportion de fréquence “24 de leur séparation par enjambement et en arrivent ‘1 | jusqu’à localiser d’un bout à l’autre du chromosome tous les déterminants dans leur ordre de. 74 succession. |
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La conception factorielle.
Les déterminants jouissent du précieux avantage d’être des particules matérielles rigoureusement déterminées, ayant une localisation précise dans le chromosome, et de ne commander qu’un seul gêne lorsqu'on en vient à l'explication de certaines particularités. Dans certains cas, un même * caractère apparaît tantôt isolé tantôt accompagné d’une série d’autres, ou bien un même caractère parait dépendre de plusieurs conditions différentes.
De pareils cas pourraient être expliqués par des combinaisons compliquées de liaison et d’enjambement. Mais T. H. Morgan, le grand théoricien du . néo-mendélisme, préfère proposer une explication nouvelle qui est essentiellement différente de Ia conception primitive : c’est la substitution du facteur au déterminant. Un facteur n’est pas une cause subjective ou immatérielle, c’est, comme le
caractère-unité. Mais cet avantage devient une
déterminant, une particule matérielle ou tout au moins une condition physico-chimique spéciale
d’une telle particule, et, par rapport au caractère, ; il diffère du déterminant par ce point essentiel ;
que chaque caractère réclame pour sa manifes-
tation la collaboration de plusieurs facteurs et que
liaison.
. plus seulement, pour lui, une poussière de déter- 7.
378 APPENDICE AU CHAPITRE x |
chaque facteur collabore à l'expression de usler 4 caractères. Ainsi, à côté du facteur principal d'un caractère se trouvent des facteurs associés, accessoires, inhibiteurs, intensifiants ou diluants de ce "1 même caractère. On comprend quelle facilité im- 14 mense cette conception introduit dans l’explication | des phénomènes. Autant le caractère-unité lié au déterminant invariable était gènant par son intransigeance, autant il devient facile d’expliquer toutes 3 les particularités du comportement d’un caractère, M depuis sa disparition jusqu’à son intensification, 4 en passant par tous les degrés intermédiaires; … et autant il devient facile aussi d'expliquer la … coexistence ou l'exclusion des caractères, avec tous les degrés possibles d'indépendance ou de
T. H. Morgan va plus loin. Les facteurs ne sont
minants mélangés : c’est, il le dit expressément, une substance chimique, condition nécessaire d’une quantité considérable, sinon de la totalité, des caractères, mais ne pouvant déterminer ceux-ci que F grâce à la. collaboration de la substance chimique spécifique detousles autres facteurs, mêmedetoutes les autres parties de la cellule et même du milieu ambiant. Ainsi, voici une variété de Primevèresàä w fleurs ordinairement blanches; si on les cultive à ‘4 une température inférieure à 20°, certaines plantes conservent la couleur blanche, tandis que d’autres *À deviennent rouges. Pour expliquer ce cas évident 1 d'influence du milieu, Morgan suppose que la variété en question se compose en réalité de deux
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autres : l’une blanche, l’autre à caractères blanc
et rouge. Ces caractères, au lieu de se manifester
simultanément et donner la couleur rose, se montrent le premier au-dessus de 20°, l’autre audessous.
Nous applaudissons de toutes nos forces à cette conception nouvelle, mais il faut reconnaître qu'elle est la négation formelle du mendélisme primitif et le retour à la conception physico-chimique de l’organisme agissant comme un tout; c’est le renoncement à la localisation des effets et des causes, qui était l'essence du mendélisme et qui constituait son unique avantage par rapport aux théories anciennes, plus générales, mais plus vagues. .
La conception factorielle se présente un peu différemment dâns les travaux de BATESON, un des premiers théoricigns du mendélisme, qui possède son école à côté de celle de Th. H. MorGan.
Bareson remplace l’idée de dominance et de récessivité par celle de présence et d'absence d’un facteur. Le facteur récessif est, dans cette conception, réellement un facteur absent, ou bien un facteur nécessitant, pour se manifester, l’absence d’un autre. Ainsi, lorsqu'il s’agit de coloration du pelage de lapins, l'école de Morgan admet que le gris et le noir forment une paire d’allélomorphes, le gris étant dominant et le noir récessif. On pourrait, d’après Batesow, concevoir les choses d’une façon différente. Une première paire d’allélomorphes est formée de présence de couleur et absence de couleur;
… une deuxième de : présence de gris et absence de gris. Quant au noir, il est présent chez les deux