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| qu “ls voi us ou moins bien abrités par des objets
. environnants, plus ou moins visibles, etc.; il s’agit donc des conditions qui ne dépendent nullement des particularités de chaque œuf particulier.
Dans la survie des adultes, le hasard joue, d’ailleurs, aussi un rôle très considérable. « Lorsqu'une grosse baleine, demande Kellogg, ouvre la bouche au milieu de myriades de petits copépodes flottant dans les eaux pélagiques des mers aléoutiennes, ‘qu ‘est-ce qui décide quels sont les copépodes qui disparaîtront à jamais? C’est surtout, nous pouvons le dire, le hasard de la situation. Qu'ils aient la taille un peu plus grande ou un peu plus petite, qu’ils soient un peu plus ou un peu moins vigoureux, qu'ils soient un peu plus rouges, un peu plus jaunes ou un peu plus excitables, qu’ils possèdent tel ou tel autre trait de structure ou de fonction, tout cela ne pèse que peu lorsque l’eau se préci-’ pite dans la gueule béante. »
Il en est de même lorsque l’été dessèche les cours d’eau et les lacs américains : des milliers de poissons et d'insectes aquatiques y périssent sans que les légères différences qu’ils présentent entre eux leur soient de moindre secours. On pourrait
trouver autant d’autres exemples que l’on voudra ‘ qui montreront de même que ce n’est pas tant le
plus apte qui survit, mais celui qui, par un hasard heureux, se trouve au moment critique loin de l’action de la cause destructive qui fait périrles autres.