‹ Les théories de l'évolutionChapitre 38 sur 162 · Ibid., t. IL, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. IL, p

2 CRAN EEE Dre LA SÉLECTION SEXUELLE RE admiratrice l'étendue totale de la surface de son corps parsemée de ces ocelles (p. 92) ». Et il y a toute une série d'exemples analogues d’oiseaux exotiques ou de nos pays (bouvreuils, pinsons,

linottes, chardonnerets, etc. etc.) où les mâlescher-

chent à charmer les femelles en prenant des attitudes où leurs ornements, qu’ils soïent riches ou peu abondants, sont le mieux vus. Ce sont ces caractères, attrayants ou utiles aux mâles pour les combats entre eux, qui, transmis à leurs descendants et accumulés de la même façon que sous l’action de la sélection naturelle, produisent à la fin cette grande diversité de caractères extérieurs qu’on constate entre les mâles et les femelles.

La théorie de Darwin, émise pour compléter celle de la sélection naturelle, trouva immédiatement un bon accueil parmi les naturalistes et pendant longtemps fut admise par eux sans discussion. Elle l’est encore par certains sélectionnistes exclusifs, tels que Weismann. Cependant, Weismann y introduit quelques modifications et quelques réserves : ainsi, il délimite plus nettement ce qui, selon lui, peut trouver une explication dans la sélection naturelle ordinaire (comme, par exemple, les armes de combat entre les mâles), et restreint ainsi le champ d'application de la sélection sexuelle;

de plus, ë! ne suppose pas toujours de la part de la femelle un choix conscient, guidé par les. mobiles esthétiques, mais pense que certaines. manifestations de l’excitation sexuelle chez le mâle peuvent simplement influencer la femelle de façon

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