‹ Les théories de l'évolutionChapitre 4 sur 162 · A ENTRER INTRODUCTION · texte numérisé non relu

A ENTRER INTRODUCTION

l'homme et la nature dans une même généralisa-

tion, de se servir des mêmes méthodes d’étude pour l’un et l’autre. Mais avant que ce résultat ne fût atteint, le transformisme eut à vaincre une résistance formidable; c’est là que la lutte entre l’idée traditionnelle et l’idée nouvelle fut le plus acharnée. On peut même dire que si toute la controverse de l’origine des espèces a pris un caractère si aigu, c’est parce que la conclusion nécessaire sur l’origine de l’homme était au bout de la question. C’est en vue d’elle, de cette question la plus brülante, la plus douloureuse, que combattaient les deux camps ennemis, et c’est pour cela que leur victoire a coûté tant d'efforts aux transformistes. Mais cette victoire fut définitive : l’homme était désormais irrévocablement considéré comme le dernier chaînon de l’évolution du monde animal, produit par des causes aussi naturelles que celles

qui ont présidé à la naissance d’autres espèces.

Cependant, après cette nouvelle conquête, d’autres questions surgirent, provoquées inévitablement par celles qu’on venait de résoudre. Quelle est l’origine de notre vie psychique ? Les nouvelles théories cherchaient à rattacher les phénomènes psychiques à ceux relevant de la physiologie ner-

- veuse, de celle du cerveau spécialement ; or, notre

cerveau étant un produit du perfectionnement graduel de cet organe dans la série animale, la pensée humaine n’apparait-elle pas, elle aussi, comme un aboutissant perfectionné de la psychologie ani-

male? On comprend à quel point cette façon de

re!

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