L CS
T.-H. Morgan? en énumère vingt; les plus importan-
‘une explication naturelle et exempte de toute con-
coupait les ailes et collait aux mâles des ailes de " . femelles et réciproquement : aucune perturbatiôn
dans l'attitude des insectes n’en résultait{. Même l'absence totale d’ailes ne produisait sur eux aucune impression; en même temps, les expériences faites sur ces papillons et sur le Porthetria ont montré que les mâles sont guidés par une certaine odeur émanant des femelles.
D’autres objections encore ont été formulées.
tes sont celles que nous venons d’exposer. La conclusion qui semble s’en dégager c’est qu’il faut, en effet, chercher, pour la majorité du moins de ces faits, une autre explication. Celle de Darwin, ici encore, a rendu un service très grand en fournissant
sidération finaliste; elle s’est maintenue autant qu’il a fallu pour habituer les esprits à ne se contenter que , de ce genre d'explications ; elle peut maintenant faire place à une autre, plus conforme aux faits expérimentaux etappuyée sur les recherches faites depuis.
Les hypothèses ne manquent pas sur cette question. Certains naturalistes émettent l’idée que les caräctères de coloration des mâles sont des signes de reconnaissance, mais cela ne nous explique pas pourquoi les mâles seuls ont besoin de ces signes : il semblerait, au contraire, que les femelles étant
1. Cette dernière expérience est citée par Kellogg, L. c., p. 122.