‹ Les théories de l'évolutionChapitre 45 sur 162 · ROUEN · texte numérisé non relu

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comme le cristal corre8pondant à une substance | déterminée aura toujours des faces formant entre

elles des angles donnés et reproduisant une forme fixe. |

Cependant Spencer voit une différence : l'agrégat que présente la substance vivante esl plus complexe qu'aucune autre combinaison de molécules chimiques; aussi est-il plus instable et plus plastique et son équilibre est-il plus facilement rompu sous l'influence des diverses forces inci-

. dentes. Dans la cristallisation, la forme obtenue est

toujours rigoureusement la mème, et rien ne peut faire qu’une substance qui se cristallise en prisme droit fournisse un prisme un peu oblique ou à faces pas tout à fait parallèles. La polarité des unités physiologiques est plus délicate, plus sensible; elle exige, poûr se manifester, des conditions très précises et se plie à certaines influences. Ces influences peuvent apporter de légères modifications à l’édifice, sans le détruire et sans que le plan général de la disposition se trouve altéré. Il en résulte que, bien qu’il n’y ait qu’une sorte d'unités physiologiques par espèce, les individus d’une même espèce peuvent présenter de légères différences entre eux;

cette malléabilité relative explique la possibilité

des variations individuelles sans nous obliger à imaginer autant de sortes d’unités qu’il y a d’individus.

Mais les différences entre les individus ne sont pas les seules qui existent : il y a aussi celles entre

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