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THÉORIES DE DARWIN, NEGELI, DE VRIES

taire, ces files se groupent en faisceaux; pour les caractères complexes plusieurs faisceaux sont réunis ensemble, et le tout constitue le cordon micellien continu. Ce cordon possède ainsi sur toute sa longueur une structure identique et chacune de ses sections transversales montre tous les groupes de faisceaux, et tous les faisceaux de tous les caractères. Telle est la constitution précise que Nægeli est amené ainsi à attribuer à son idioplasma. D’autres hypothèses suivront celle-ci à mesure que les diverses questions surgiront.

Ainsi, il semblerait dans ces conditions que l'action du cordon idioplasmique devrait être partout la même et ne pourrait pas donner naissance à des caractères différents en des points différents. Comment expliquer qu'il n’en soit pas ainsi en réalité? Tous les faisceaux, repond Nægeli, ne sont pas également en état d'activité dans chaque point : ils présentent, chacun, dans sa longueur, des par-

ties actives séparées par des parties à l’état passif.

Suivant les cellules qu'ils traversent, certains faisceaux, ou groupes de faisceaux, entrent en activité à l'exclusion des autres, et les caractères qui leur correspondent apparaissent.

La cause qui détermine ces états d'activité et de repos réside, d’après lui, dans la plus ou moins grande excitabilité et la plus ou moins grande tension des différents faisceaux : ceux, dont le nombre de micelles augmente plus rapidement aux dépens du plasma environnant, s’allongent davantage et tirent sur les autres. Plus tard, il arrive qu’eux-

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