‹ Les théories de l'évolutionChapitre 60 sur 162 · RÉ R · texte numérisé non relu

RÉ R

miner. Pour que cela puisse se faire, on doit admettre que, dès les deux premières cellules qui apparaissent dans la première division de l'œuf, la division est qualitativement inégale, quoi qu’il en puisse paraitre : une moitié peut contenir par exemple tous les déterminants de la partie droite et l’autre tous ceux de la partie gauche du corps. ou bien l’une les déterminants de l’ectoderme et de tous les organes qui en proviendront, l’autre ceux de J’entoderme avec tous ses dérivés. Ensuite, à la division suivante, le blastomère qui renferme les déterminants de tous les organes ectoder-

miques se divisera en deux autres, dont l’un recevra

les déterminants des téguments et l’autre ceux du système nerveux, et ainsi de suite. Toute l’ontogénèse repcse sur ce fait que jamais, dans les divisions, les deux cellules-filles ne sont identiques, et ces différences, s’accentuant dans la même direction, arrivent à créer des structures absolument indépendantes, dues à des causes exclusivement internes.

Abandonnant ainsi en route des déterminants de plus en plus nombreux, à mesure qu’organes et tissus se différencient, le plasma germinatif perd de plus en plus de sa complexité, devient plus uniforme et, dans les tissus complètement différenciés, se transforme en cet idioplasma que l’on trouve dans toutes les cellules, et qui ne contient que des déterminants de cette cellule ou de ses parties. Il arrive alors ceci : les déterminants se dissocient en leurs biophores qui traversent la membrane nu-

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