Vorträge über Descendenztheorie, p. vu
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mières théories, les vraies théories weisman- __.niennes en somme, s’introduire très visiblement. La plus ou moins grande abondance de nourriture ne peut manquer de jouer un rôle dans la lutte des déterminants : la pénurie, par exemple, doit faire périr les déterminants particulièrement faibles et laisser subsister les plus forts seulement. Weismann admet, d’ailleurs, lui-même, que les différences initiales entre déterminants peuvent tenir à
Pa la plus ou moins grande quantité de nourriture “af apportée. Le mode d’alimentation aura donc une er importance évidente pour le développement de : l'organisme futur, et, ce qui est plus grave enaa core, les modifications introduites par l’alimentation seront nécessairement héréditaires, car, en vertu‘de la continuité du plasma germinatif, les é déterminants faibles, vaincus et disparus chez le 3 parent, ne pourront plus reparaître chez le descen- ; dant, le complexe entier de déterminants se trans- RS: mettant tel quel. Et voilà s’introduisant dans la +. théorie, la notion lamarckienne de l’hérédité des h caractères acquis ! |
u De plus, la lutte des parties de Roux est une idée 3 intimement liée à celle du développement d’un A organe par son fonctionnement, comme nous le 4 verrons en examinant sa théorie de l'excitation à. fonctionnelle; s’en servir, comme le fait Weis- #4 mann, c’est ouvrir une autre porte à l’idée lamar-
ckienne.
En somme, la théorie de la sélection germinale n’est sélectionniste que de nom, et seule la forme
LA SÉLECTION GERMINALE 151
sous laquelle les choses nous sont exposées nous fait penser à la sélection naturelle de Darwin. Un lamarckien pourrait parfaitement admettre la lutte entre déterminants, et il l’exposerait dans un langage qui ne différerait de celui de Weismann que parce qu'il laisserait de côté les différences initiales. Il pourrait dire, par exemple : placés dans des conditions de nourriture plus favorables, les déterminants s'accroissent et se multiplient activement; les parties de l'organisme qui en résultent reçoivent un développement plus grand et transmettent leurs variations à leurs descendantes, ia même idée se rattacherait aussi bien au système lamarckien. Et la grande généralisation de Weismann sur la portée universelle du principe de Malthus est plutôt le résultat d’une habitude de l'esprit qui lui fait voir les choses sous l’angle de la sélection : un autre, habitué à s'exprimer en langage lamarckien, pourrait aussi bien parler de l'influence universelle du milieu et des conditions de vie sur les espèces, les individus et même les déterminants.
Nous nous sommes bornés jusqu’à présent à exposer le système de Weismann avec les diverses modifications que son auteur y a successivement introduites. Le moment est venu de voir si ce système est réellement satisfaisant et si sa base même est acceptable. Weismann a cumulé les avantages des théories de tous ses prédécesseurs : l’idée des particules représentatives de Darwin, la séparation
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théorie proprement dite avec tous ses caractères
entre les deux sortes de plasmas et les caractères | élémentaires de Nægeli, la migration des particules du noyau au cytoplasma de de Vries. En les combinant dans un système de particules hiérarchisées à plusieurs degrés, il a pu créer un ensemble expliquant ce que les propriétés d’une seule catégorie quelconque d’unités seraient impuissantes à expliquer. Jl a éliminé en même temps ce que les théories précédentes avaient de plus invraisemblable : la circulation des gemmules de Darwin et la constitution partout la même des faisceaux micelliens de Nægeli. Il a, de plus, développé l’idée du plasma germinatif, dont l’ébauche seule existait chez d’autres (Jæger, Nussbaum) et l’a élaborée si complètement qu’elle est devenue sienne en quel- : que sorte.
La théorie du plasma germinatif a été formulée par Weismann en premier lieu, avant toutes les autres. Il y a en elle deux parts, dont l’une est une